La psychogénéalogie

Chantal Rialland – lundi 17 septembre 2012 – Psychogénéalogie   


Article de Chantal Rialland, psychologue et psychogénéalogiste.

La psychogénéalogie s’est énormément développée ces dernières années. Comme son nom l’indique, la psychogénéalogie combine la notion de psychologie et celle de généalogie. Chantal Rialland vous aide à y voir plus clair…

La psychogénéalogie

Notre famille, notre enfance, notre adolescence ont une énorme influence sur nous. L’une des originalités de la psychogénéalogie est de considérer non seulement l’influence de vos parents, mais aussi celle de vos oncles et tantes, celle de vos grands-parents, voire celle de vos arrière grands-parents. Elle inclut aussi l’influence de vos frères et sœurs et celle de vos cousins et cousines.

Le but de la psychogénéalogie est de prendre conscience de ces influences et de travailler sur soi pour les gérer au mieux.

Il y des trésors merveilleux dans votre psychogénéalogie.

Il y a aussi des choses qui vous ont fait souffrir, parfois cruellement. Comment utiliser au mieux ce qui vous convient ? Comment vous libérer de ce qui vous est douloureux, de ce qui vous limite, de ce qui vous bloque, de ce qui vous paralyse ? Comment accueillir, aimer, élever vos enfants dans les meilleures conditions ?

Dès notre conception, nous faisons l’objet de projections. Notre famille nous « rêve ». Vos parents, en fonction de leur propre vécu familial, souhaitent que vous ressembliez à telle ou telle personne qu’ils ont aimée, que ce soit physiquement ou psychologiquement. Parfois, ils désirent absolument un garçon ou une fille.

Quand nous naissons et au fur et à mesure que nous grandissons, nous nous identifions aux personnages de notre famille et aux étiquettes que l’on nous donne. Les premières étiquettes sont vos prénoms. Il y a aussi toutes ces petites phrases que l’on vous dit.

Par exemple : « Ta sœur est jolie mais tu es intelligente ». C’est loin d’être anodin. Des années après, vous doutez toujours de votre physique et votre sœur se prend encore pour une sotte.

Tout ce que vous avez vécu vous entraîne à faire des répétitions. Certaines vous conviennent parfaitement et c’est très bien ! D’autres vous handicapent car ce n’est pas ce que vous voulez vraiment. Vous êtes manipulé par votre inconscient familial. Parfois, vous vous arc-boutez à faire tout l’inverse. Mais vous appliquer à être dans le contre scénario n’est pas synonyme de liberté.

Contrairement à ce qu’écrivent certains auteurs sur le sujet, la psychogénéalogie n’est nullement une chaîne de malheurs. Votre famille vous a donné la vie, ce n’est pas rien ! Il vous appartient de donner du sens à votre passé pour devenir vous-même. Vous n’êtes pas victimes, « pieds et mains liés », heureusement !

Une autre originalité de la psychogénéalogie est de considérer vos parents non plus en tant que tels – mais comme des personnes à part entières, qui ont eu eux-mêmes une enfance et une adolescence, avec des parents, des frères et sœurs, une famille.

La plupart du temps, vous souffrez de choses qui n’ont rien à voir avec vous.

Par exemple, dans la famille de votre mère, seuls les garçons étaient considérés. Votre mère préfère votre frère. Ce n’est pas vous qui êtes en jeu, n’importe quelle autre personnalité féminine que la vôtre aurait fait l’objet du même rejet. Autre exemple, votre mère a une sœur aînée avec laquelle elle ne s’est jamais entendue.

Votre petite sœur a été « la chouchoute ». En tant que fille aînée, votre mère a projeté ses conflits avec sa sœur sur vous.

Prendre conscience de tout cela, travailler pour le dépasser, est extrêmement libérateur pour votre bonheur et évite de reproduire la même chose avec ses propres enfants.

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