Coaching d'équipe : mode d'emploi

« Coaching d’équipe : mode d’emploi » par Norbert Macia

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Le coaching d’équipe est certainement l’intervention qui requiert le plus d’habileté, de maîtrise, et d’expérience, pour un coach intervenant en entreprise. Le coaching d’équipe est un  moyen, une ressource, et une réelle solution possible dans la  prévention des conflits en entreprise, lorsqu’il s’agit de prévenir et anticiper les situations. Qu’implique-t-il en retour ?
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Coaching d’équipe : mode d’emploi

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1. Le coach

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Le coach d’équipe intervient bien souvent de la même manière qu’en coaching individuel, dans le sens où sa recherche va se porter probablement sur : l’autonomie et l’agilité de l’équipe, le dépassement des freins et blocages, un état d’esprit positif, une énergie communicable aux autres… Sauf que,.. une équipe n’est pas un individu. Elle est une somme de personnalités et caractères et une entité à part entière possédant son propre « système d’auto-conservation » fonctionnant sur des ressorts et mécanismes « plus ou moins » conscients.

  • La première difficulté pour le coach et la différence fondamentale avec le coaching individuel est que, dans le coaching d’équipe, le coach a en face de lui : un individu, des individus, une équipe.

Il faut, au sujet de la notion d’équipe, différencier l’équipe du groupe. Pour ce faire, voici une petite parabole assez courue dans le milieu des coachs, sans plus m’étendre sur ce point qui fera l’objet de développements plus importants par ailleurs : les passagers d’un bus forment un groupe; si le bus crève un pneu ou tombe en panne ils auront la possibilité (mais rien n’est acquis par avance) de devenir une équipe. Nous y reviendrons.

  • La seconde difficulté pour le coach réside dans le fait que les interventions de coaching d’équipe s’opèrent dans une relation triangulaire, ou tripartite, entre : coach, coaché, prescripteurs.

La difficulté consistera donc dans le fait d’avoir une adéquation complète entre : la demande formulée par les donneurs d’ordre, la validation du destinataire du coaching reconnaissant la légitimité de la prescription de coaching en provenance de sa hiérarchie, et les marges de manœuvre du coach, la garantie de son dispositif de coaching, la clarté et la faisabilité des objectifs demandés, sur la base solide d’un accord commun contractualisé.

  •  La troisième difficulté consistera, pour notre coach, à être vigilant à l’égard de tout type de manipulation des diverses parties en jeu : les prescripteurs manifestant par leurs attitudes qu’ils connaissent mieux et à la place du coach le type de problème à régler,  la ligne hiérarchique directe utilisant le coaching à des fins de règlement de comptes, le coaché profitant du coaching pour se déresponsabiliser  de tout ce qui semblerait -précisément- relever de sa responsabilité propre.

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 2. L’accessibilité et le financement

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  • L’accessibilité

Autre caractéristique importante relative au coaching d’équipe : son accessibilité et son financement. En effet, l’accessibilité au coaching d’équipe peut être difficile pour des coachs en début de parcours. L’explication est simple à comprendre, le coaching d’une équipe peut se dérouler sur un laps de temps allant de quelques semaines à plusieurs mois, ou même années.

L’investissement pour l’entreprise est  donc conséquent et peut monter jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Il est donc certain que les entreprises font leur choix d’intervenants sur la base de critères bein précis : expérience professionnelle générale, expérience professionnelle dans le secteur du coaching d’équipes, recommandations internes, renommée et réputation, succès médiatique ou éditorial dans le domaine concerné…

Il peut donc être pertinent, pour un jeune coach intéressé par cette spécificité qu’est le coaching d’équipe, d’intégrer au plus tôt un cabinet de coachs ou consultants renommé.

  •  Le financement

Si d’aventure, notre « jeune » coach a l’immense joie de décrocher son premier contrat en coaching d’équipe, il devra cependant peut-être faire face à d’autres difficultés : beaucoup de grandes entreprise ou organisations, parfois contraintes par un appel d’offre ou plus simplement par leur cahier des charges, imposent leurs conditions de facturation et règlent la totalité du montant correspondant à la prestation de coaching « au service fait ».

Ce qui signifie que notre coach devra alors anticiper cette situation afin d’avoir suffisamment de trésorerie pour pourvoir faire l’avance de certains frais, pouvant également s’élever à plusieurs milliers d’euros, ou être en mesure de mobiliser des financements temporaires à ces mêmes fins.

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3. La disponibilité et l’engagement

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  • La disponibilité

Vous l’aurez compris, un coaching d’équipe engage généralement sur un temps assez long, ce qui signifie que notre vie professionnelle et personnelle doivent se calquer sur les exigences de la prestation et de l’entreprise. C’est un gage de sérieux et de disponibilité pour l’entreprise prescriptrice qui demande, en contre-partie, une souplesse et un aménagement possibles de la vie privée et de l’activité professionnelle.

Un  coaching d’équipe requiert, en plus du temps de travail dans l’entreprise, un temps de travail et un investissement relativement importants hors du lieu d’intervention. Des temps sont donc à ce titre nécessaires pour les  aspects administratifs et comptables, pour les régulations et feedbacks, pour la recherche d’information et l’élaboration d’autres documents pédagogiques.

  •   L’engagement

Il convient aussi, à ce titre, de prendre en compte les contraintes d’un dispositif d’accompagnement du coach d’équipe dans l’avancement de sa mission de coaching d’équipe. Ce dispositif peut être de la supervision, de l’échange de pratiques professionnelles entre pairs, ou un travail d’accompagnement thérapeutique si notre coach se trouve face à des difficultés beaucoup plus personnelles et subjectives.

A noter qu’un  (méta)dispositif peut également intégrer et englober à la fois ces trois formes d’accompagnement du coach dans le cadre de sa mission de coaching : supervision, échanges de pratique, thérapie ou analyse. Il conviendra alors de budgéter et amortir ces charges financières propres à ces types de dispositifs dès le calcul du montant de la prestation de coaching, et voir dans quelle mesure notre professionnel peut rester « compétitif », tout en offrant des garanties de sérieux et de professionnalisme.

 

L’auteur

Norbert Macia, éducateur sportif de son premier métier, après 10 années d’expérience dans le secteur du sport et des loisirs, Norbert Macia se reconvertit, en 2006, au coaching professionnel auprès des particuliers et des entreprises. Diplômé de l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence en 2005, il s’oriente vers un troisième cycle universitaire en coaching qu’il obtient en 2006 à la Faculté d’Économie Appliquée d’Aix-en-Provence.

[Portrait de Norbert : Studio Italiano.fr]

www.norbertmaciacoach.com

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Mise en ligne : 09 juin 2013

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