Du coaching vers l’accompagnement

Du coaching en direction de l’accompagnement…

Que peut-on dire du coaching  qui n’ait pas déjà été dit, si ce n’est dire autre chose, dire autrement, approfondir un déjà-lu, afin peut-être de débusquer une idée nouvelle, éclairer une zone d’ombre ou contribuer à une compréhension plus large et moins confuse à la fois de ce qu’est notre métier.

Le coaching est un métier. La professionnalisation croissante de ses différents acteurs en atteste. Le coaching est aussi une profession arborescente et transverse, vivante, à la croisée des chemins du tutorat, du mentoring, du consulting, ou bien encore de la thérapie. Vivante car le coaching dialogue et côtoie régulièrement son voisinage. L’humain n’est guère cloisonable que pour ceux qui préfèrent ériger des tours en lieu et place d’établir des ponts.

Le coaching est enfin une passion, celle de la découverte de l’autre, celle de la rencontre de l’autre à travers soi, de la rencontre de soi à travers l’autre.

L’autre en soi c’est toujours les autres que l’on porte en soi.

« L’empreinte d’un homme sur un autre est éternelle, aucun destin n’a traversé le nôtre impunément »

(François Mauriac)

« Nous sommes les autres » disait d’une autre façon Henri Laborit. Nous nous adressons à autrui comme à un autre connu, méconnu et familier tout à la fois. Il n’y a d’ « étranger » que pour ceux qui ont perdu pieds en leur propre sol.

Mais, être coach et faire du coaching c’est avant tout, dans la réalité et l’intimité d’une situation,  accompagner une personne. Que signifie alors accompagner ? Indépendamment de la contractualisation d’une prestation, de la question des résultats et des outils, car les effets d’un coaching ne s’arrêtent pas avec la prestation et débordent régulièrement le cadre des volontés et des outils partagés; accompagner est avant tout [envisager] un « être-avec-l’autre », au sens heideggérien du terme, comme fondement même de la situation de coaching.

C’est-à-dire envisager l’accompagnement dans tout ce qu’il peut recéler, desceller, permettre et ouvrir en termes de possibilités. Etre en compagnie de quelqu’un, au sens ou l’entendait le philosophe Henri Maldiney, au cœur de la rencontre, fait évènement. De la même façon que rencontrer une personne au milieu d’un désert ou bien au cœur d’une forêt, alors que nous nous sommes momentanément égarés ou franchement perdus,  est tout aussi bouleversant et déstabilisant.

Il est donc essentiel de faire preuve de diligence en la matière. Un coach doit être disponible, non-toxique, car un coaching peut effectivement influer sur le cours d’une vie et faire qu’une personne change, à la condition première d’être prêt à s’aventurer quelque peu hors des sentiers (re)battus.

Etre en chemin est une aventure en soi, être accompagné sur le chemin est une aventure partagée.

A propos de l'auteur, Norbert Macia

Norbert Macia - Crédits Photo : Pluma.fr

Norbert Macia est coach, formateur, facilitateur et conférencier bilingue. Il intervient en français et en espagnol, sur différents programmes de professionnalisation, facilitation, formation et coaching auprès d’entreprises nationales et internationales comme le groupe Airbus. Il a créé, en 2011, le réseau social interprofessionnel et francophone « Réseau Coaching », qui compte aujourd’hui près de 700 membres.

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