Le cadre du coaching

Premier article d’une série concernant le cadre de travail et le contrat de coaching en pratique.

Je vous parlerai aujourd’hui de la notion de cadre de travail dans la relation coach-coaché(e) : le cadre de travail, dans le coaching, est un ensemble de conditions et de moyens nécessaires, sinon indispensables, à la relation de coaching.

Le cadre et le contrat de coaching

Cet ensemble devrait comprendre et prendre en compte, à minima :

1) Le contrat de coaching :

indispensable dans un coaching en entreprise (contrat tripartite), il demeure néanmoins fortement recommandé dans un coaching individuel de type « privé » (contrat bipartite).

  •  Il permet de « fixer » certaines conditions et devoirs nécessaires à la bonne exécution du coaching (lieu, horaires des séances, prix, négociation, remboursement, séance d’essai, confidentialité, déontologie, restitution…) et demeure la partie « juridique » ou « réglementaire » qui ne doit être transgressée ni par le coach, ni par le coaché.
  •  Le fait que le contrat ne doive pas être transgressé ne signifie pas qu’il ne le sera pas (dans la pratique) par votre coaché(e). Le contrat, faisant ainsi écho aux atteintes du cadre de travail,  peut, pour le coach, devenir un outil efficace et permettre un travail pertinent sur le rapport que la personne coachée développe vis-à-vis du coach et du contrat de coaching : retards, non-paiements, oublis, manipulations, dérives …
  •  D’un autre côté, le coach se doit d’avoir des devoirs et des obligations à l’égard de ce même contrat. Lorsque ce dernier n’est pas contraint par une institution ou fédération à laquelle il appartient, il se doit d’avoir conscience de la gravité et du sérieux que requiert son travail. En ce sens, il doit lui-même réfléchir, lorsque ce travail n’est pas effectué avec d’autres confrères ou superviseurs, à ce qu’est son éthique et sa déontologie professionnelle.
  •  Cette notion de contrat, implique donc pour le professionnel du coaching d’avoir des règles à respecter dans sa relation au coaché : il pourra les rendre publiques ou les garder privées, l’essentiel étant d’en avoir un minimum pour ne pas travailler dans l’ « improvisation évolutive » ou la « création permanente ».

2) Le code déontologique :

il fait partie intégrante du cadre de travail, et certains de ses éléments (ou la totalité) peuvent apparaitre dans le contrat de coaching.

Il s’agit donc d’un code à établir pour vous-même, si vous ne faites pas déjà référence à un code « externe », que vous pourrez transmettre à votre client avec le contrat de coaching, ou, comme je le soulignais plus en amont, être intégré au contrat de coaching.

3) L’éthique personnelle :

elle n’est pas un code comme la déontologie et ne fait donc pas référence à des « valeurs externes », mais relève uniquement du sujet (coach) et des choix que celui-ci effectue au travers d’actes.

De la même façon que notre client peut porter des atteintes au cadre de travail (comme vu précédemment), nous pouvons, nous aussi, porter des atteintes à notre code déontologique, et, de fait, à notre activité professionnelle.

Lorsque cela se produit, c’est notre éthique personnelle qui est en jeu, qui doit être questionnée, et, en ce sens, notre propre rapport à notre éthique devient un outil puissant à notre disposition pour travailler sur nous-mêmes.

De ce fait, cette notion doit être intégrée à la réflexion autour de la question du cadre de travail de la relation de coaching.

4) La première rencontre :

déterminante, car c’est elle qui vous permet d’« installer » le cadre de travail et d’observer l’acceptation ou la non-acceptation de ce dernier par votre client.

 Si l’on veut faire simple, on pourrait dire que la première rencontre vous permet la « présentation du coaching » : ce qu’il est, ce qu’il n’est pas, ce que vous faites, ce que vous ne faites pas.

Une personne qui, dès la première rencontre, vous demande de l’aider à avoir beaucoup de pouvoir sur les autres (car son modèle est Napoléon), devrait logiquement aiguiser votre vigilance… pour le moins ! Cela peut vous paraître excessif, et cela se produit pourtant parfois… « Le droit au rêve a pour pendant le devoir de vigilance ».

Voilà pour ce qui me paraît être l’«indispensable» en termes de cadre et de contrat de coaching, mais nous y reviendrons sans nul doute tellement le sujet est déterminant dans le bon déroulement d’une prestation de coaching.

A propos de l'auteur, Norbert Macia

Norbert Macia - Crédits Photo : Pluma.fr

Norbert Macia est coach, formateur, facilitateur et conférencier bilingue. Il intervient en français et en espagnol, sur différents programmes de professionnalisation, facilitation, formation et coaching auprès d’entreprises nationales et internationales comme le groupe Airbus. Il a créé, en 2011, le réseau social interprofessionnel et francophone « Réseau Coaching », qui compte aujourd’hui près de 700 membres.

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