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Qu’est-ce qu’avoir confiance en soi ?

article-reseau-coachingQu’est-ce qu’avoir confiance en soi ? par Norbert Macia

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Cet article est tiré de ma conférence sur le thème de la confiance en soi. Il a pour but d’esquisser différents aspects du sentiment de confiance en soi, – car oui la confiance est un sentiment et une composante émotive -; proposer quelques pistes concrètes pour un développement de soi, quelque chose à voir avec le « développement personnel », mais aussi avec l’inconfort existentiel que chacun connait, ou a connu, au cours de certaines épreuves, expériences ou rencontres.

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Qu’est-ce qu’avoir confiance en soi ? 

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J’ai effectué, pour cette conférence, des recherches sur internet et j’ai volontairement couplé le mot « confiance » avec l’expression « développement personnel ».

On fait dès lors très rapidement le constat que la confiance, le sentiment de confiance en soi, est fréquemment envisagé à partir de la dimension comportementale et/ou psychologique; ce qui correspond à ce que certains auteurs désignent par :  approche intra-organique.

Mais, est-ce, la même chose : une personne souffrant de timidité, dont on pourrait dire d’elle qu’elle souffre d’un manque de confiance en elle et une autre personne qui n’est plus en capacité d’avoir des projets ou croire en l’avenir ?

Le terme de confiance et l’idée même que chacun peut se faire de la confiance renvoient à des réalités et des usages variés, mais avoir confiance en soi c’est en premier lieu : percevoir et ressentir le sentiment de confiance comme une forme de bienveillance, d’appréciation et de respect vis à vis de soi-même. Rien de narcissique là-dedans, la confiance en soi, bien placée comme l’est une voix à l’égard d’une note musicale, est juste et n’est ni de la présomption, ni de la condescendance.

Qu’est-ce qui conditionne et dimensionne le sentiment de confiance en soi ?

  • des processus mentaux inconscients qui relèvent de la dimension psychologique et comportementale, 
  • des croyances conscientes, qui sont une forme de perception ou d’appréhension de la réalité vécue (relevant des dimensions, psychologique, philosophique et spirituelle, pouvant se coupler avec des processus mentaux inconscients),
  • des acquis éducatifs et culturels (famille, tradition, religions..) relevant de la transmission, de la reproduction et de l’imitation, ce que le psychologue Léon Festinger nomme « support social », ou encore ce que Pierre Bourdieu désignait par  « habitus »,
  • des dispositions d’être, la dimension existentielle propre à chacun d’entre nous qui détermine et caractérise le singulier en nous : ce que nous faisons aujourd’hui, (présent), en regard de ce qui va se produire demain, les éventualités, les possibilités, à partir de ce que nous avons reçu, notre mémoire, nos expériences, notre passé,
  • le rapport que chacun entretient avec l’angoisse et l’idée de séparation, de néant, ou de mort : la notion d’angoisse telle que conceptualisée par le philosophe Martin Heidegger, c’est-à-dire non en termes de sentiment -précisément- mais bien de tonalité (stimmung), de non-séparation entre le sujet et l’objet ce qui induit a-fortiori un phénomène total d’ouverture et de découverte de l’existence humaine comme « être-au-monde », et par extension de finitude de celle-ci,

Deux points importants pour pouvoir être dans l’ouverture, la projection, la recherche de consensus, la négociation ou encore la confrontation sans perdre ses moyens et préserver le sentiment de confiance en soi :

  • Avoir :

1) Un sentiment de connaissance de soi suffisant, qui s’est progressivement construit, déconstruit, reconstruit,

2) Un sentiment de sécurité intérieure suffisant,

  • Etre :

1) Présent à tout ce qui se passe au moment ou cela se passe,

2) Accepter d’être déstabilisé ou ne pas tout maîtriser dans ce qui se passe,

La célèbre citation du philosophe, essayiste et poète américain,  Ralph Waldo Emerson, « N’allez pas ou le chemin vous mène, allez plutôt là où il n’y a aucun chemin et tracez une voie. » est par excellence la figure de l’aventurier ou du combattant : se connaître et ne pas reculer devant l’inconnu ou la mise en danger.

L’aventurier est quelqu’un qui transcende les situations de la vie.

L’écrivain Milan Kundera définit l’aventure comme une « découverte passionnée de l’inconnu ».

Avoir confiance en soi, c’est donc partir à la découverte de soi 

Il y a-t-il un ou des domaine(s)de votre vie dans lequel(s) vous vous sentiez suffisamment en sécurité, dans lequel(s) vous avez la sensation de vous connaître pleinement ?

Vous avez là, la dimension acquise.

Vous pouvez vous essayer à lister ces domaines : quels mots, quels univers sémantiques, quelles réalités opérantes.

Il y a-t-il un ou des domaine(s) de votre vie dans lequel(s) vous vous sentiez en totale insécurité et dans lequel(s) vous avez la sensation d’être dans la confusion la plus complète ?

Vous avez là, la dimension à acquérir.

La première dimension (dimension acquise), lorsqu’elle est clairement identifiée,  est celle sur laquelle vous pouvez vous appuyer, c’est le construit qui vous donne l’élan et  vous positionne en posture de leader, de bâtisseur, de maîtrise. C’est aussi la dimension extérieure, la dimension du projet et des réalisations.

La seconde dimension (dimension à acquérir), lorsqu’elle est clairement identifiée,   est celle qui vous positionne en posture d’attente, d’apprenant, de suiveur. C’est aussi la dimension intérieure, la dimension de l’introspection, du questionnement et de l’étude. Elle ne doit en aucun cas être perçue comme négative par rapport à la dimension acquise.

Confiance en soi et angoisse existentielle

Comme je l’ai mentionné plus avant, avoir confiance en soi c’est partir à la découverte de soi. J’aurais pu rajouter : si possible sans se perdre définitivement en cours de route (…).

Nous avons certainement tous expérimenté l’angoisse profonde (existentielle), celle qui fait que nous avons la sensation de perdre pieds, sous un sol qui se dérobe,  dans un état de quasi-sidération ou plus rien ne fait sens.

Le philosophe allemand Martin Heidegger a brillamment décrit, de manière originale, le phénomène d’angoisse en le soustrayant au champ de la psychologie. L’analytique de l’angoisse, pour Heidegger qui ne considère pas l’angoisse comme un sentiment, tient au fait que celle-ci n’est pas à l’intérieur d’une personne qui la projetterait de fait sur le monde; mais une tonalité fondamentale (stimmung) appartenant au monde.

< Voir ci-contre la définition détaillée  de « stimmung » proposée par Philippe Arjakovski sur le site Philosophies.tv

Ainsi, si par moments le monde devient angoisse, celle-ci devient un phénomène total, englobant et déstabilisant car ne reposant sur rien de tangible, et ne donnant pour prise que son écoute.

Il n’y a plus alors de différentiation entre sujet et objet, et c’est bien cela qui permet aussi, toujours selon Heidegger, d’ouvrir un espace – un là- qui déchire la monotonie routinière de l’existence humaine et permet la rencontre avec soi ou avec d’autres « étants ».

C’est en ceci qu’il est en effet possible de se perdre, en partant à la découverte de soi, mais aussi de rencontrer et se retrouver. Le sol porteur, se substituant au « sans-fond », devient celui de la rencontre, du projet. Quoi de plus réconfortant  alors d’envisager qu’avoir confiance en soi n’est jamais une perte de temps ?_

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auteurs-reseau-coachingL’auteur

portrait-de-norbertNorbert Macia, éducateur sportif de son premier métier, après 10 années d’expérience dans le secteur du sport et des loisirs, Norbert Macia se reconvertit, en 2006, au coaching professionnel auprès des particuliers et des entreprises. Diplômé de l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence en 2005, il s’oriente vers un troisième cycle universitaire en coaching qu’il obtient en 2006 à la Faculté d’Économie Appliquée d’Aix-en-Provence.

[Portrait de Norbert : Studio Italiano.fr]

www.norbertmaciacoach.com

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Mise en ligne : 04 janvier 2015

Les émotions

articles-coaching-et-entrepreneurs« Les émotions » par Christophe Gauthier

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Les émotions

Qu’est ce qu’une émotion ?

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C’est un signal que nous envoie notre cerveau pour nous aider à nous adapter à notre environnement.

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Il existe 4 émotions fondamentales, lesquelles englobent divers nuances :

  • La tristesse :

Je suis triste, morose, chagriné, sombre, abattu, affecté, accablé, affligé, amer, morne, découragé, déprimé,dépité,peiné, déçu…etc.

  • La joie :

Je suis satisfait, content, ravi, enchanté, comblé, réjoui,radieux, gai,joyeux,heureux, excité, fier, aux anges…etc.

  • La peur :

Je suis inquiet, anxieux, soucieux, préoccupé, agité, angoissé, tracassé, tourmenté, paniqué, affolé, effrayé, apeuré, épouvanté, terrifié, terrorisé…etc.

  • La colère :

Je suis contrarié, exaspéré, agacé, irrité, fâché, énervé, indigné, outré, révolté, scandalisé, choqué, offensé, blessé, offusqué, impatient, bouillonnant, emporté, frustré, enragé, furieux, violent…etc.

Il faut savoir qu’à l’intérieur de notre tête c’est toujours le même processus qui se met en place quand on perçoit un stimulus (son, vue, touché…).

Ce processus se déroule en 3 étapes :

  1. La pensée : Le cerveau va se faire une image
  2. Le ressenti : Cette image va engendrer une émotion
  3. L’action : Cette émotion va déclencher une action

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« L’émotion est donc le moteur de l’action »

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Ce processus est très rapide et tout le monde a le même, mais chaque personne va être plus sensible à une étape qu’à une autre et va donc avoir tendance naturellement à se focaliser plus sur une de ces trois étapes.

Pour mieux comprendre ce processus, prenons en exemple le cas de la peur ou de la colère :

  1. Le cerveau va commander une décharge d’hormone (ex : adrénaline)
  2. le rythme du cœur va s’accélérer
  3. les muscles vont commencer à se contracter, de façon à ce que la personne soit prête à réagir : fuir, contre-attaque ou rester immobile.

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« Sans nos émotions nous ne serions pas prêts à réagir au moment voulu »

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Mais comment comprendre nos émotions ?

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La roue des émotions inventée par Robert Plutchik définit un modèle des émotions humaines et de leurs relations et combinaisons. Il est composé de 8 émotions de base, opposées deux à deux, et de multiples nuances.

Ainsi, la « l’extase » et la « sérénité » par exemple sont deux émotions appartenant à la famille de la « joie ». Cette famille d’émotion est évidemment caractérisée par une expression faciale qui inclue un sourire, mais celui-ci diffère dans son expression faciale selon l’intensité de l’émotion.

Si nous considérons à présent la famille de la « colère » par exemple, celle-ci comprend ainsi toutes les variations allant d’une légère contrariété jusqu’à la « rage ».

 

Chacun d’entre nous a sa propre façon de comprendre et d’appréhender ses émotions. Certaines personnes vont les gérer, les brouiller, ou les nier. D’autres encore vont les amplifier ou les fuir. Tout est une question de contexte.

Nous avons vu que les émotions nous servent à nous adapter. Ce qui veut dire que pour chaque « type » de situation nos émotions ont une utilité.

Voici l’utilité des émotions fondamentales :

  • La peur : Elle se met en place quand on a besoin de plus d’informations sur une situation.
  • La colère : Elle nous sert à défendre des critères de survie bafoués: des valeurs, notre territoire…
  • La tristesse : Elle nous avertit quand un critère n’est plus rempli à un instant T. Nous entendons par critère : la confiance, l’harmonie, la liberté, la compétence…etc.
  • La joie : Elle se met en place lorsque nous atteignons une satisfaction spirituelle, c’est une forme de bonheur plus ou moins durable dans le temps.

Maintenant vous pourrez avoir un regard bienveillant sur vos émotions et ainsi mieux les gérer. Cela vous permettra de prendre du recul et moins culpabiliser.

Alors n’attendez pas, libérez vos émotions… 😉

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Dossier parent

Développement personnel

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Autres publications de

Christophe Gauthier

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L’auteur

Christophe Gauthier

Dirigeant du cabinet de coaching & d’ingénierie de formation Cumaliis

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Coach Professionnel Certifié par l’Institut de Coaching Internationale (Alain Cayrol)

Maitre praticien en programmation neuro-linguistique certifié par la Society of NLP (Christina Hall)

Praticien en hypnose Ericksonienne certifié par la Society of NLP

DESS/ Master II en sciences humaines / science de l’apprentissage

Cumaliis exploite deux marques : etmoicoach.fr pour le coaching et formapt.fr pour l’ingénierie de la formation

SAS au capital de 3.000 €, dont le siège social est à Marseille (13012), 10 Avenue de la Rosière

Immatriculée au RCS de Marseille sous le n° 788575678

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Mise en ligne : lundi 07 avril 2014

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Bipolarité des relations humaines

« Bipolarité des relations humaines » par Norbert Macia

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L’idée de « bipolarité », c’est-à-dire la capacité ou faculté d’oscillation entre deux pôles, deux directions, est très présente dans les relations humaines. C’est un constat que chacun peut faire en observant ses propres relations humaines, et cela n’est parfois pas sans rappeler le diagnostic clinique de trouble bipolaire dans la classification psychiatrique.

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Trouble bipolaire ou bipolarité des relations ?

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Si nos relations humaines oscillent entre deux tendances, cela veut-il dire pour autant que celles-ci soient de nature pathologique ou relevant du traitement psychiatrique ?

Rien n’est moins sûr, mais à y regarder de plus près nous constatons que si le monde des relations humaines est, pour reprendre la belle expression du psychiatre et philosophe Ludwig Binswanger, « structure de renvoi de chose à chose… », c’est qu’il est peut-être question d’un aspect vivant, mouvant, oscillant, d’une même réalité : les relations humaines.

Nous sommes certainement conscients de cela, or nous avons souvent le désir que les bons moments se reproduisent à l’infini, que nos belles amitiés demeurent pour la vie, et nous nous sentons blessés ou frustrés lorsque les uns ou les autres changent de nature, évoluent, se modifient.

Qui alors des trois éléments du système demeure dans la fixation, la réification ? Nous, les autres, nos relations ? Nous comme les autres (nous) souhaitons ne pas vouloir l’intervention du changement dans des relations qui nous enrichissent, nous portent ou nous apaisent.  C’est très humain cette affaire là qui consiste à ne pas vouloir se confronter aux doutes, aux angoisses, aux remises en question.

Chacun aime et chérit son confort.

Nous venons pourtant au monde, et c’est bien là notre première et plus marquante expérience que nous avons avec le principe de réalité, par un changement d’univers et d’état qui se produit dans la violence et la souffrance, par l’abandon d’un monde donné qui semblait acquis pour toujours à l’acquisition d’un monde nouveau qui était, quelques instants au préalable, inenvisageable.  C’est pourtant notre plus authentique condition d’évolution : s’arracher à un présent matriciel, enveloppant et protecteur, mais tout aussi instable, qu’éphémère, ou trompeur.

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La bipolarité n’est pas le trouble bipolaire

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Le trouble bipolaire se caractérise par « la fluctuation anormale de l’humeur, oscillant de périodes d’euphorie marquée (manie) à des périodes de dépression ou caractérisé par un état maniaque« , alors que la bipolarité dont je fais mention ici caractérise les mouvements ou déplacements réels qui s’opèrent dans et par nos relations humaines. Ceux-ci peuvent s’appréhender comme deux ensembles de diades qui donneraient le tempo de la vie : la cadence à deux temps est bien ce qui caractérise et convient tout autant au trouble bipolaire qu’à la bipolarité dans les relations.

Première diade : constituée de deux formes de mouvements d’ascension et de mouvements circulaire ou ce que nous qualifierons dans les relations humaines d’évolution, d’involution ou révolution.

schema-diades-relationnelles-1

1. Lorsque nous pensons qu’une personne a progressé dans un domaine de sa vie, que sa situation a favorablement changé, nous disons d’elle qu’elle a évolué : c’est-à-dire qu’elle a quitté un certain niveau pour un niveau d’ordre supérieur : il s’agit de la bipolarité d’ordre ascensionnelle ou hiérarchique. (figure n°1)

2. A l’inverse, lorsque nous pensons qu’une personne a régressé , ou bien stagne dans un domaine de sa vie, que sa situation a défavorablement changé, nous disons d’elle qu’elle ne progresse pas , qu’elle va de mal en pire etc,etc. Elle quitte -très provisoirement- un certain niveau pour revenir au même niveau : il s’agit de la bipolarité révolutionnaire, au sens de révolution (tourner autour de…pour revenir au point de départ).  Dans la communauté des sous-mariniers, cette manœuvre se nomme « Yvan le fou ».  Le sous-marin effectue alors un tour complet sur sa trajectoire, le plus souvent pour vérifier ses arrières. (figure n°2)

 Deuxième diade : constituée de deux formes de mouvements proches de ceux du fonctionnement de notre cœur que nous qualifierons, par commodité, de diastolique et systolique.

schema-diades-relationnelles-2

1. Les phases diastoliques correspondent aux périodes où nous nous ouvrons (expansion) à différents nouveaux univers (donc indirectement de nouvelles relations), ou personnes, qui ne composaient préalablement pas notre monde : il s’agit de la bipolarité expansive ou inclusive.

2. A l’inverse, les phases systoliques correspondent aux périodes où nous nous replions sur nous-même et sur notre monde existant (contraction) en « coupant les ponts » avec certaines personnes ou univers qui composaient auparavant notre monde : il s’agit de la bipolarité systolique ou exclusive. Le schéma se lit comme suit, dans le sens des aiguilles d’une montre : 1) Je suis dans un état et rapport au monde donnés. 2) Je m’ouvre à 3 nouveaux univers dans les secteurs du sport, des loisirs et des cultures étrangères. Mon rapport au monde se développe (expansion) en s’enrichissant des apports. 1) Je me retire d’un des 3 univers, par exemple par désintérêt, mon rapport au monde se contracte d’une partie qui demeure exclue. Je peux rester en l’état un temps plus ou moins long, puis m’ouvrir à nouveau (2) etc,etc.

Le point commun avec le trouble bipolaire réside dans l’impermanence des états qui oscillent entre évolution et involution, inclusion et exclusion d’un monde donné.  Les relations humaines n’échappent donc pas, en ce sens, à cette règle de bipolarité.

Il ne s’agit pas de diagnostiquer, ni prendre en compte la dimension vésanique des relations, notre propos n’est pas ici la thérapie ; mais simplement constater ce mouvement bipolaire propre aux relations humaines, cette manière d’être et de faire, qui peut nous aider à comprendre pourquoi certains se rapprochent alors que d’autres s’éloignent et réciproquement.

Nous sommes ainsi car nous sommes des êtres qui habitons des mondes dans lesquels nous sommes à chaque fois jetés. Les ruptures ou les nouvelles rencontres entre personnes sont souvent affaire de mondes (re)perdus et de mondes (re)trouvés. Que sont les possibilités d’une existence en la matière ? Nul ne le sait, la vrai difficulté réside dans le fait même que toutes ces possibilités ne déclinent leur identité qu’à partir du passage, le « jeté » en elles. C’est la condition même de la liberté qui nous est remise et certainement la source d’angoisse et d’espoir la plus agissante en nous._

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L’auteur

Norbert Macia, éducateur sportif de son premier métier, après 10 années d’expérience dans le secteur du sport et des loisirs, Norbert Macia se reconvertit, en 2006, au coaching professionnel auprès des particuliers et des entreprises. Diplômé de l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence en 2005, il s’oriente vers un troisième cycle universitaire en coaching qu’il obtient en 2006 à la Faculté d’Économie Appliquée d’Aix-en-Provence.

[Portrait de Norbert : Studio Italiano.fr]

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Mise en ligne : 29 août 2013

 

 

 

Être orienté sur ses valeurs

« Être orienté sur ses valeurs » par Christophe Gauthier

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« Orienter ses besoins et être aligné sur ses valeurs ». C’est dans cette perspective que l’on peut travailler à l’alignement de notre personne, de notre être et de ce que nous sommes pour le meilleur de nous-même.

 

 

 

Être orienté sur ses valeurs

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Avant d’aller plus loin il est important de faire la différence entre besoin et valeur.

 

« Le besoin passe de l’extérieur vers l’intérieur » (on prend).
« La Valeur ça vient de l’intérieur ça va vers l’extérieur dans ce que l’on fait ; ce que l’on est ».

Valeur ou besoin ?

Si c’est une valeur, c’est important pour la personne d’une manière si forte que dans ses mots cela est prononcé d’une manière indéfectible.

Une valeur c’est quelque chose de très motivant !

Approfondissons la notion de valeur
Une valeur, c’est ce qui est important pour soi dans un contexte particulier. Nos valeurs et les critères qui les définissent sont ce qui nous motive dans la vie.

De bien être en phase sur le rapport critères-valeur permet de travailler correctement dessus.  En effet, comment attirer les valeurs qui nous sont chères si les critères qui les définissent ne pas correctement identifiés ?

Pourquoi être conscient de ses valeurs ?
C’est une façon de vivre qui nous permet d’être en phase avec nos valeurs et de se sentir bien dans notre façon d’être.
Quand les valeurs ne sont pas alignées avec nos gestes, nos responsabilités, notre travail, nos actes, cela peut créer des freins et parfois nous empêcher d’être nous, d’être bien.
Que puis-je faire pour alimenter mes valeurs ? Qu’est ce qui est important pour moi ?


Être curieux de ses valeurs, c’est finalement s’occuper de ce qui peut nous « nourrir » dans tous les sens du terme.

En prendre conscience et travailler à les trouver, à les mettre dans notre vie facilite notre épanouissement.

Nous-nous construisons tous un système de valeur(s).

Les valeurs principales et plus fortes  (moins de dix pour les valeurs essentielles) sont notre fondement, elles peuvent se déplacer, se décaler et elles sont en nous et constituent en quelque sorte une « raison d’être » et parfois d’agir.

C’est parfois un héritage de part notre enfance, une découverte suite à des expériences, un apprentissage suite à des défis.

De la même manière que nous avons construit nos valeurs, par notre vie émotionnelle aussi nous nous arrangeons consciemment ou pas pour nous attirer des expériences portant sur ses valeurs.

Un autre moyen de découvrir nos valeurs au travers de questions.

 

Pour commencer  à travailler sur vos valeurs, posez vous par exemple les questions suivantes J  

 Pour moi et ma personne et que pour moi !

 Qu’est ce qui me mobilise dans ma vie ?
Qu’est ce qui me nourrit, me satisfait ?

Qu’est-ce qu’il fait que je me sens si bien dans une tache, une situation … ?
Qu’est ce qui est vraiment important pour moi ?

Pourquoi je fais ce que je suis en train de faire dans votre vie … ?

Quelles sont les valeurs dans ce que je fais qui sont importantes pour moi ? Comment  je les  reconnais, chez qui , ou quand, dans quelle situation ? …

Comme je sais que c’est important pour moi ?
Qu’est-ce que cela satisfait chez moi ?

 

Comment je me sens  lorsque je suis en présence de cette valeur ?

 

Conseil : Éprouvez le, ressentez le…simulez le « faites comme-si »

…. Et ressentez le plaisir d’être connecté à vos valeurs

Pour aller plus loin

On croit en ses valeurs et croire en ses valeurs c’est les faire exister et tendre vers en dégageant et générant de l’énergie.
C’est être capable de dégager des ressources pour entrer en action en vue de rencontrer ses valeurs.

 

C’est dans cette perspective que nous pouvons en tant que Coach accompagner la personne à être en phase avec ses valeurs.

Quelques définitions complémentaires & explicites permettant d’éclairer les outils « valeurs et critères »

Critères et valeurs :
Nos critères et valeurs forment les limites de notre personnalité. Ce sont des termes abstraits qui décrivent ce qui fait sens et est important pour nous (ex : plaisir, découverte, fiabilité, liberté, performance, écoute, disponibilité, bien-être, sincérité, honnêteté, intelligence…)

Et pourtant certains critères nous permettent d’en fixer les contours ? « a notre manière »

Valeurs :
L’être humain ne cesse d’évaluer, comparer, de créer des hiérarchies. Aussi, les valeurs sont partout dans notre modèle de croyances. Une expérience peut avoir plus de valeur qu’une autre
Les êtres humains ont besoin de hiérarchiser leurs critères et leurs croyances, faute de quoi, ils ne peuvent pas prendre de décision. Parfois 2 critères opposés se combattent en nous, ce qui crée un malaise… jusque au moment où l’un d’eux ou un troisième critère prend plus de valeur.

Pour résumer en une phrase :
Plus nous entrons en conscience avec nos valeurs, mieux nous allons pouvoir orienter notre vie, ressentir du plaisir, du bonheur…et de nombreuses choses encore.

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Dossier parent

Développement personnel_

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L’auteur

Christophe Gauthier est Coach Certifié par l’Institut de Coaching International de Genève (Master coach) (agréement n°2343), praticien en programmation neurolinguistique & hypnose ericksonienne certifié par The Society of Neuro-Linguistic Programming et diplômé en sciences humaines (DESS / Master II), en Ingénierie de formation et Sciences de l’apprentissage. Il est basé à Marseille et propose du coaching aux entreprises et aux particuliers depuis une douzaine d’années.

www.etmoicoach.fr

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Mise en ligne : 09 mai 2013

 

 

 

 

Le corps | 1

« Avoir et être un corps » par Norbert Macia

www.norbertmaciacoach.com

Nous avons tous un corps, ça nous le savons. Nous le savons, cependant c’est pour cette même raison que nous l’ignorons parfois, le maltraitons, le relayons au simple rôle utilitaire de véhicule, lorsqu’il n’est pas détourné uniquement à des fins de faire-valoir social.

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Avoir et être un corps

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Notre corps n’est pas qu’une machine ou un perchoir à envies.

Notre corps n’a de cesse de nous crier chaque jour qu’il est, qu’il fait partie de nous, à part entière, de consort avec l’ensemble de notre système nerveux (et donc notre cerveau). Chacun de nos muscles possède ainsi des relais (neuro-moteurs) qui sont des extensions de notre cerveau réparties tout le long de notre corps. Le dialogue entre la France d’en haut et celle d’en bas est donc permanent. Les mots que le corps utilise, lorsqu’il souffre, sont les maux qu’il exprime. Les mots que le corps utilise, lorsqu’il exulte, sont le plaisir et la volupté qu’il procure, les sensations de solidité et d’assurance qu’il nous renvoie, l’équilibre et l’agilité qu’il déploie lorsque ses marges de manœuvre et d’existence ne sont pas restreintes ou contraintes. Notez que je parle de lui, le corps, alors qu’il s’agit toujours et encore de moi, de nous.

Nous voyons que le rapport que nous entretenons avec notre corps, notre physique, si nous le pensons uniquement comme tel, détermine grandement le rapport que nous aurons avec les autres et le monde.

Un rapport « oublieux » de notre corps entrainera sans doute, dans certaines situations d’intimité ou d’exposition, un rapport « gêné » ou « gauche » avec les autres.

Un rapport « hyper-conditionné » de notre corps entrainera un rapport « formaté » ou « rigide » avec les autres.

Cette terrible maladie qui  ne frappe que les gens jeunes, la vieillesse, éprouve les corps, mais pas seulement. Nous pouvons constater qu’elle n’affecte pas uniquement les corps des personnes avançant dans l’âge, mais bien leurs rapports sociaux, leurs vies tout entières, qui deviennent parfois un véritable handicap.

Les premiers signes des atteintes se portent sur la locomotion et l’équilibre.

En avançant dans l’âge et en s’installant confortablement dans la sédentarité, nous reculons dans le même temps vis-à-vis du dynamisme et de l’équilibre. Nous faisons alors naturellement moins d’efforts (marche, déplacements divers, statique…) ce qui favorise la sédentarité et nous rend, immanquablement, moins résistant à l’effort.

C’est de cette façon que l’on en vient, progressivement, à ne plus pouvoir marcher, à ne plus pouvoir tenir en équilibre, debout sur une jambe, pour enfiler une chaussette. La locomotion et l’équilibre sont les points vigilance lorsque l’on avance dans l’âge.

La chaussette est, de ce point de vue, la meilleure amie de l’Homme. C’est elle qui sonne l’alerte en premier.

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Corps & Corporéité

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En français, il n’existe que le mot « corps » pour décrire les réalités de notre corps. En allemand, dans la philosophie existentielle de Martin Heidegger, la « corporéité » se distingue du « corps biologique ». Ainsi, le corps se dit et s’entend de deux manières :

  1. Körper : pour désigner la réalité et la dimension physiologiques du corps. Nous dirions, en français, les aspects plastiques, physiologiques, biologiques et mécaniques.
  2. Leib, Leiben : pour désigner le corps comme « chair », un corps pensé et un corps pensant, un corps mémoire, un  corps incarné, « une manière d’être corporel ou « corporant » ». (1)

On voit donc que ce qui est bien souvent le centre de nos préoccupations est le corps biologique, alors que le corps pensé, incarné, la présence au corps, restent une préoccupation moindre, voire inexistante. C’est pourtant cette seconde inclinaison qui détermine beaucoup de choses dans notre rapport à nous-mêmes et aux autres, ainsi que la conscience des deux positions (Körper/Leib).

La société occidentale tend à soigner, panser, le corps biologique de l’Homme à défaut de penser sa corporéité. C’est-à-dire cette façon singulière dont l’être humain est et existe son corps.

Cette manière d’être son corps, toujours selon Heidegger, est singulière à chacun. Il ne s’agit donc plus d’avoir un corps musclé, svelte, proportionné ou botoxsé. Ceci peut être accessible à tous. Il s’agit de développer une conscience singulière, propre à chacun, de notre être incarné.

Incarné signifie ici : toujours en conscience de la spatialité et de la temporalité au monde. Ce que Heidegger désigne comme une caractéristique propre de l’être humain : « être-au-monde ».

Une des possibilités pour se reconnecter à notre corporéité est la méditation.

La méditation, non pas comprise dans une dimension mystique ou même spirituelle, mais simplement – comme le souligne très justement Fabrice Midal (2) – dans une manière d’avoir le droit d’être-là, posé sur le sol, d’ « être-le-là », c’est-à-dire le lieu, par lequel nous entrons pleinement en conscience avec notre corporéité.

Cela ne signifie aucunement que les exercices ou pratiques strictement physiques doivent être abandonnés, ou négligés, au profit de pratiques comme la méditation. Bien au contraire, il s’agit d’avoir l’esprit ouvert, comprendre que la complétude de notre rapport à notre être, notre être corporel et physique, notre être au monde, passe par ces deux positions qui sont -à mon sens- complémentaires. Apprenons à ne plus opposer l’Orient à l’Occident.

Ce que l’on nomme « stress », ce qui affecte tant nos contemporains, réside peut-être dans le fait  que nous sommes très mal posés, ancrés, en nous-mêmes lorsque nous sommes statiques et très peu en dynamique lorsque nous sommes en mouvement. Ce qui se perd ou se disperse ainsi en énergie, tourne « à vide », en nous. Pour le dire autrement : nous sommes généralement trop agités lorsque nous nous posons, et trop peu en mouvement lorsque nous nous déplaçons et cela n’est pas sans liens avec nos modes de vies, notre rapport à l’espace et au temps.

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Bibliographie recommandée

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1. Apprendre à philosopher avec Heidegger, Edith Blanquet, Éditions Ellipses, Paris, 2012

2. Méditations, 12 méditations guidées pour s’ouvrir à soi et aux autres, Éditions Audiolib, Coffret 2 CD + un livre, Paris, 2011

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L’auteur

Norbert Macia, éducateur sportif de son premier métier, après 10 années d’expérience dans le secteur du sport et des loisirs, Norbert Macia se reconvertit, en 2006, au coaching professionnel auprès des particuliers et des entreprises. Diplômé de l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence en 2005, il s’oriente vers un troisième cycle universitaire en coaching qu’il obtient en 2006 à la Faculté d’Économie Appliquée d’Aix-en-Provence.

[Portrait de Norbert : Studio Italiano.fr]

www.norbertmaciacoach.com

 

Mise en ligne : 04 avril 2013

 

 

 

Faire confiance ou ne pas faire confiance ?

« Faire confiance ou ne pas faire confiance ? » par Angélique Miralles

www.angeliquemiralles.com

Certaines personnes font naturellement confiance aux autres, on dit qu’elles partent d’une échelle de confiance de 100.  D’autres sont d’un naturel méfiant, pour eux le départ est à zéro sur la même échelle.

Qu’est-ce que cela implique concrètement lors de relations que  nous pouvons avoir ?

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Faire confiance ou ne pas faire confiance ?

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Prenons le cas de l’échelle à 100.  Je fais naturellement confiance aux autres.  Souvent, cela signifie « je leur fais confiance jusqu’à ce qu’ils, éventuellement, prouvent le contraire ».  Cela ne veut pas dire que je n’ai pas besoin de preuves dans le temps pour maintenir mon niveau à 100.  Il est aussi fort probable que je rechercherai à confirmer mon échelle initiale de 100, par exemple, par une écoute particulière à la cohérence des faits et des mots de mon interlocuteur.  Si je suis témoin d’ambiguïtés ou d’incohérences, je risque alors de descendre dans mon échelle.

En examinant le cas de l’échelle à 0, je ne fais confiance à personne d’emblée et il me faudra des preuves concrètes et surement du temps avant d’établir une quelconque relation de confiance.  Cela ne m’empêche pas d’avoir une première impression de mon interlocuteur, mais elle devra de toute façon être corroborée par des confirmations successives.

Nous pourrions franchir un cap et nous demander comment ces deux personnes pourraient possiblement interagir.  Nous rentrerions alors sur un terrain délicat qui comporte beaucoup d’invisibilités et qui se révèle parfois fort glissant.  Combien de personnes connaissez-vous qui se baladent avec un panneau « je fais confiance » ou « je ne fais pas confiance » ?

Concrètement, un Maltais habitué à louer une maison sur simple parole dans son pays, qui viendrait en France, à la recherche d’une location à l’année, risquerait de se trouver fort démuni face aux preuves que notre protocole exige.  Il ne comprendrait peut être pas l’utilité de tous ces documents et pourrait argumenter que ces preuves ne fournissent en aucun cas une garantie suffisante pour faire confiance à un futur locataire.  Qui aurait raison ?

Nous pourrions effectivement nous poser cette question, quoiqu’une demande plus pertinente me semble plutôt être : « comment vont-ils faire pour entrer en relation sans heurts et avec efficacité ? »

J’ai volontairement pris un exemple transnational bien que nos échelles peuvent varier au sein d’une même famille et d’une même nation.  Ceci dit, il existe clairement une tendance culturelle nationale, pour chaque pays, en matière de confiance ou de défiance.  De nombreuses statistiques le prouvent.

Ce qui est clef dans l’histoire de la confiance au sein de la relation est l’autre est la grande part d’invisible qui y règne.  En clair, comment savoir, du premier coup, la position de l’autre sur l’échelle ?  Il n’y a effectivement pas de réponse simple à cette question si ce n’est que la face cachée de l’icerberg recèle nos croyances les plus profondes.  Sans grande conscience nous pouvons parfois faire ou ne pas faire confiance sans même se pencher sur le pourquoi de notre comportement ou préférence naturelle.

Seule une communication avec l’autre nous permettra de découvrir ou de deviner son échelle et sa tendance naturelle. Parlons donc et entrons en relation avec une saine curiosité !

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Dossier parent

Développement personnel

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Autres publications de

Angélique Miralles

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L’auteur

 

Angélique Miralles fondatrice et dirigeante de Isencea Développement, intervient en français, anglais et italien. Évaluatrice EFQM,  coach certifiée, consultante, facilitatrice, auteur, elle bénéficie d’une véritable expérience à l’international de 22 ans. Agile dans le changement, elle dispose d’une capacité d’adaptation rapide, de compétences pointues et d’une acuité face à l’environnement.  Elle apporte un éclairage culturel et un vécu à dimension européenne, conciliant les approches latines et anglo-saxonnes.

www.angeliquemiralles.com

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Mise en ligne : 27/03/2013

 

Confiance en soi & Pouvoir | 1

« Confiance en soi & Pouvoir » par Norbert Macia

www.norbertmaciacoach.com

Nous avons souvent pu le constater, le voir, le lire sur Internet, le constater à nouveau lors d’échanges : très fréquemment, lorsque le sujet porte sur la confiance en soi, il est la plupart du temps abordé de la même façon : une approche parcellaire et auto-centrée de ce qu’est le sentiment de confiance en soi.

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Confiance en soi

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La confiance en soi est en effet généralement abordée sous un angle qui consiste à clamer, haut et fort : être sur de soi, avoir raison,  pouvoir tout faire, etc., etc.… La réalité nous prouve cependant, lors de maintes occasions, que nous sommes parfois dans l’incapacité de transcender ou transfigurer certaines situations, que nous trouvons toujours sur notre route, tôt ou tard, quelqu’un de plus fort que nous, plus habile, ou plus intelligent, et que c’est dans ces moments là qu’il est important de continuer à croire en soi, en ce que nous sommes et faisons,  continuer d’avoir confiance en soi au cœur même de la traversée, tout en ayant conscience de nos fragilités, limites et doutes…

Être, ou penser pouvoir être, continuellement dans la démesure (l’Hubris des Grecs) et se dire pouvoir tout faire, ne pas avoir de limites, revient à s’éloigner d’une certaine forme de sagesse, être moins dans le retrait, moins dans la méditation, moins dans la remise en question effective et l’exercice de la critique envers soi, les autres, moins –in fine- dans un mouvement de pause qui nous fera, plus loin, être dans une ouverture et une disponibilité renouvelées. Cette forme de confiance en soi et de capacité au retrait, à la retenue, au silence, à la réflexion, est aussi une forme de pouvoir qui ne demande aucunement à s’exercer sur les autres ou à se retourner contre nous.

Avoir confiance en soi de cette manière là est un pouvoir, au sens de réalisation de quelque état singulier, ressourçant, et de ce que cela implique et procure. Un pouvoir qui permet le soutien et l’acceptation de cette tension existentielle qui nous invite au recueil sur soi, à l’accueil et à l’ouverture à l’Autre, à l’expérience renouvelée de l’altérité.

Ce sentiment de confiance en soi entretient et développe une confiance en soi toujours au risque de la rencontre, ou de la collision, mais en contact avec le monde et non auto-centrée, ce qui peut nous amener à penser qu’elle est aussi une force qui fait de nous un être « écologique » au sens large du terme.

Elle est une alternative possible au sentiment d’invulnérabilité que procure la confiance en soi, combative, conquérante et physique, qui pousse les hommes à monter sur un ring, sortir d’une tranchée, s’affronter et s’exposer intégralement au péril des vies, s’affairer tous azimuts. Elle est le sentiment de vulnérabilité qui permet de considérer les autres êtres et les choses comme vulnérables, fragiles, requérant de ce fait une attention singulière de soi et des autres.

Elle est également un principe de vie, de fonctionnement, d’un grand nombre d’aspects de notre vie : c’est parce que je me repose que je peux à nouveau travailler, m’exercer, c’est parce que j’écoute que je peux à nouveau parler, c’est parce que j’expire que je peux à nouveau inspirer, etc., etc.…

L’affirmation n’est donc pas le seul mode possible de la confiance en soi et il convient donc de le relever : l’être humain n’est pas, hormis dans certaines pathologies mentales, censé être coupé de ses potentialités et de ses capacités existentielles, refermé sur lui-même, sourire intérieur affiché de surcroît, se disant : « Cause toujours tu m’intéresses, je sais plus et mieux que toi, pour toi, à ta place, à la place du monde entier ! ».

La confiance en soi, si nous considérons pleinement la chose, pourrait métaphoriquement se concevoir comme un pont jeté entre deux rives. Pont permettant le passage, l’accès, le contact.

Une rive intérieure pour le passage et l’accès à soi,

Une rive extérieure pour le passage et l’accès aux autres.

Le juste équilibre est cependant à trouver entre confiance en soi et pouvoir sur les autres, car ces deux occurrences occupent et partagent un terrain commun, celui des relations humaines : l’une offre l’accès et le passage, représente symboliquement l’horizontalité et le pont; quand l’autre se dresse sur ce même passage, du haut de sa verticalité,  représentant le contrôle, le contrôle des positions. Il symbolise la tour de garde, le Chevalier Noir au milieu du guet.

Nous verrons, dans un prochain article, comment on ne peut penser le sentiment de confiance en soi sans considérer la notion de pouvoir dans les relations interpersonnelles.

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Fiche-outil n°12 

Écosystème de la confiance

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L’auteur_

Norbert Macia, éducateur sportif de son premier métier, après 10 années d’expérience dans le secteur du sport et des loisirs, Norbert Macia se reconvertit, en 2006, au coaching professionnel auprès des particuliers et des entreprises. Diplômé de l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence en 2005, il s’oriente vers un troisième cycle universitaire en coaching qu’il obtient en 2006 à la Faculté d’Économie Appliquée d’Aix-en-Provence.

[Portrait de Norbert : Studio Italiano.fr]

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Mise en ligne : 05 mars 2013

 

Être à l’écoute | 2

« Être à l’écoute | 2 » par Chantal Rialland

www.chantalrialland.com

Article de Chantal Rialland, psychologue et psychogénéalogiste,  publié sur le site www.journaldesfemmes.com.

Je suis à mon écoute et je me respecte (Être à l’écoute – 2ème partie).

          Pour être à l’écoute de vous-même, pour changer votre vie, vous avez besoin de connaître les différentes facettes psychologiques de votre personnalité et de les respecter, d’en prendre soin, de les développer et de les harmoniser. Chantal Rialland continue de vous expliquer comment…

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Être à l’écoute

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          Vous respecter implique de faire le point, dès maintenant, honnêtement, paisiblement, courageusement, sur vous-même et votre vie. Qu’est-ce que je ressens ? Qu’est-ce que j’aime ? Qu’est-ce qui me fait plaisir ? Qu’est-ce qui me convient ? Qu’est-ce qui me donne de la joie et du bonheur ? Qu’est-ce que je peux améliorer ? Qu’est-ce que je veux changer ? Qu’est-ce que je ne veux plus ? Qu’est-ce qui est toxique pour moi ?

Ne vous donnez pas d’excuses, telles que « Je n’y suis pour rien, c’est de la faute les autres », « Avec la crise, je suis obligé de subir », « Je n’y arriverai jamais », « Avec tous les soucis que j’ai, vous n’y pensez pas ».

         C’est vous et personne d’autre, c’est votre existence, c’est vous « le patron », c’est vous le capitaine du navire. Qu’est-ce que vous pouvez transformer, dès aujourd’hui, pour être davantage vous-même et pour vivre mieux ? Ce peut-être des choses toutes simples qui vous apportent de la joie, de la douceur, de la sérénité. Une amie qui a surmonté, grâce à un travail intense sur elle et sur la notion d’abondance, une passe financière très difficile, avait pris, à ce moment là, l’habitude de s’offrir chaque jour un petit pain au chocolat qui représentait alors pour elle le summum du luxe.

Prenez soin de vous, quelques soient les circonstances. Ce peut être également d’avoir le courage d’oser ce que vous ressentez profondément. Un patient, malgré les mises en garde de son entourage, a changé de carrière avec succès à cinquante ans. Une patiente, en dépit des pressions de sa famille et de ses relations amicales, a surmonté sa peur et a divorcé de son mari, personnage connu et influent. Un autre patient a décidé de cesser de vivre dans le secret qui l’étouffait et a révélé son homosexualité. Une autre patiente a décidé de « se prendre en mains » et, avec l’aide d’un médecin spécialiste, a perdu dix-neuf kilos.

          Deux autres facettes psychologiques de votre personnalité sont très importantes. Vous bénéficiez, que vous soyez un homme ou que vous soyez une femme, d’une polarité masculine et d’une polarité féminine. Votre « homme intérieur » s’exprime à travers vos quatre énergies vitales. C’est lui qui vous permet de choisir, d’organiser, de structurer, de mettre en pratique, de concrétiser. Veillez à ce qu’il ne soit pas trop rigide, comme souvent. Ne ployez pas sous les « il faut », « je dois ».

Ne cherchez pas à atteindre la perfection qui n’est pas de ce monde. Veillez aussi, dans certains cas, à ce qu’il ne soit pas trop laxiste. Votre « femme intérieure » se manifeste également à travers vos quatre énergies vitales. C’est elle qui vous connecte à vos désirs, à vos envies, à votre créativité, à vos ressentis, à vos émotions, à vos sentiments, à votre intuition. Écoutez-la, elle est très précieuse, ne la mettez pas « sous le boisseau ».

Cependant, n’en faites pas « une folle du logis » qui vous manipulerait comme un fétu de paille, au gré de vos desiderata et de vos aversions. Pour être heureux et épanoui en tant qu’être humain, vous avez à développer, parallèlement et à même hauteur, ces deux polarités et à les unir en vous. Cela vous permettra également de beaucoup mieux communiquer avec les autres.

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Dossier parent

Développement personnel_

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Autres publications de

Chantal Rialland

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L’auteur

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Chantal Rialland  est psychologue diplômée en Sciences Humaines Cliniques, Université Paris VII – La Sorbonne et psychothérapeute française renommée. Elle a reçu un Visa O1 puis une Green Card des autorités américaines pour « exceptionnelles capacités ». Chantal Rialland a été l’invitée de 500 émissions Radio et d’une trentaine d’émissions télévisées en France, en Belgique, en Suisse, à Monaco et au Québec.

www.chantalrialland.com

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Mise en ligne : 22 février 2013

 

 

 

 

 

Être à l’écoute | 1

« Être à l’écoute » par Chantal Rialland

www.chantalrialland.com

Article de Chantal Rialland, psychologue et psychogénéalogiste,  publié sur le site www.journaldesfemmes.com.

Je suis à mon écoute et je me respecte. Pour changer votre vie, vous avez besoin de connaître les différentes facettes psychologiques de votre personnalité et de les respecter, d’en prendre soin, de les développer et de les harmoniser. Chantal Rialland vous explique comment…

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Être à l’écoute

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         En premier lieu, vous bénéficiez, en tant qu’être humain, de quatre énergies vitales à votre disposition.

         La première de ces énergies vitales est l’énergie matérielle qui vous permet d’être en vie, concrètement, sur cette planète. Vous avez un corps. C’est extrêmement précieux ! C’est votre « véhicule », c’est votre « temple ». Trop souvent, vous n’êtes pas à son écoute et vous ne respectez pas ses besoins. Vous le malmenez, vous le fatiguez, vous l’épuisez. De plus, vous le critiquez et vous le comparez.

En résumé, vous ne l’aimez pas comme il le mérite. Ici et maintenant, qu’est ce que vous pouvez décider de changer pour traiter votre corps avec gentillesse, enfin ? L’énergie matérielle comprend également d’autres aspects qui se composent de tout ce qui vous protège physiquement, comme vos vêtements et votre habitat, et ce qui facilite vos échanges, comme les moyens de transport et l’argent qui a remplacé le troc.

          La notion de notre « place », très importante pour notre bonheur, est également reliée à l’énergie matérielle. Nous avons besoin de trouver la « place » adéquate par rapport à nous-même, celle où nous nous sentons bien et épanoui, et la « place » adéquate par rapport aux autres, celle où nous nous sentons respecté et pris en compte. Si vous y réfléchissiez bien, lorsque vous souffrez, il s’agit, la plupart du temps, d’un problème de place. Par exemple, vous n’êtes pas épanoui à votre travail.Ce peut être parce que vous n’exercez pas l’activité qui vous convient ou n’occupez pas le poste qui vous correspond. Ou vous avez des difficultés relationnelles avec votre patron, ou vous ne vous entendez pas avec vos collègues, ou vous craignez d’être licencié pour raison économique.

Dans les cinq situations envisagées, il s’agit d’un problème de place. Autre exemple, votre vie affective vous rend malheureux ou malheureuse. Soit vous êtes seul et le regrettez. Soit la personne que vous aimez ne vous considère pas et ne vous traite pas comme vous le souhaitez. Soit vous êtes en plein divorce et cela se passe difficilement. De même, il s’agit, dans les trois cas, d’un problème de place.

         Une autre de vos énergies vitales est l’énergie sexuelle et créative. Beaucoup de personnes ne sont pas conscientes de leur créativité, pensant que c’est réservé aux autres, aux artistes, aux inventeurs, aux personnes célèbres. Vous êtes artiste car vous créez, chaque jour, votre art de vivre.

          Une autre énergie vitale est l’énergie affective qui se manifeste au travers de vos émotions, de vos ressentis, de vos sentiments. Elle colore vos relations avec vous-même et avec les autres.

         Enfin, la quatrième de vos énergies vitales est votre énergie intellectuelle qui s’exprime par vos pensées, par vos réflexions, et aussi par votre intuition.

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Développement personnel 

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Autres publications de

Chantal Rialland

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L’auteur

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Chantal Rialland  est psychologue diplômée en Sciences Humaines Cliniques, Université Paris VII – La Sorbonne et psychothérapeute française renommée. Elle a reçu un Visa O1 puis une Green Card des autorités américaines pour « exceptionnelles capacités ». Chantal Rialland a été l’invitée de 500 émissions Radio et d’une trentaine d’émissions télévisées en France, en Belgique, en Suisse, à Monaco et au Québec.

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Mise en ligne : 16 février 2013

 

 

La confiance & Les sensations | 2

« La confiance & Les sensations | 2 » par Norbert Macia

www.norbertmaciacoach.com

Nous avons vu dans un premier article, comment la notion de confiance était intimement liée à celle de contrat. Tout ce qui est contractualisé n’est pas écrit, ainsi le « contrat psychologique »  entre deux personnes a autant d’importance dans la relation qu’un engagement par écrit. Nous allons à présent aborder la confiance tout en explorant à partir d’un autre angle : celui des sensations. Tenter de comprendre ainsi comment les sensations peuvent être un vecteur puissant de reconnaissance, de soi-même et de l’autre, et avoir une place privilégiée  dans la disposition aux sentiments de confiance. 

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« Quand on parle de quelque chose, il faut voir ce dont on parle et il faut penser à partir de ce que l’on voit. » (Martin Heidegger)

 

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Sensation & Sensations

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Dans le langage courant, nous avons pour habitude de comptabiliser 5 sens, la plupart du temps, ainsi qu’un sixième pour une certaine catégorie de personnes.

Si nous nous rapportons aux cinq sens traditionnellement acceptés (depuis Aristote), nous avons : la vue, l’ouïe, le toucher, le goût, l’odorat. Cependant, nous pouvons aussi d’une certaine manière, être touchés, c’est-à-dire « affectés », par ce que nous voyons, entendons, touchons, goûtons, sentons.

Ce « touché » primordial est certainement le premier des accès aux sens, celui qui fait sens, par son importance dans le fait d’accepter, ou ne pas accepter, d’entrer en relation avec quelqu’un. La façon dont nous sommes  affectés par les autres va grandement déterminer notre niveau de confiance en eux, tout comme notre degré de reconnaissance et d’acceptation.

Comprendre, c’est  toujours « prendre-avec-soi ».

Ainsi, pour comprendre quelqu’un et être compris par lui, ce n’est jamais l’affaire d’une seule personne. Seuls les manipulateurs, séducteurs et autres narcissiques pervers accordent un immense crédit à cette idée de pacotille, cette béquille de coton pour estropiés de l’âme.

Comprendre quelqu’un nécessite d’ôter le masque, baisser la garde, s’exposer et s’ouvrir aux sensations et à la présence de la rencontre, parfois, aussi, prendre des risques et encaisser des coups. La reconnaissance de l’autre, qui préfigure la relation de confiance, serait comme saisir une main tout en admettant que cette même main nous saisit à son tour, simultanément, alors même que nous nous pensions à l’origine de l’intention, à la mesure du geste.

Combien de problèmes de communication, et de confiance, naissent et se renforcent dans le ressentiment,  du fait de la négation des sensations présentes en pleine conscience du double élan physique et psychique, simultané, au cœur même de l’acte de présence  à soi et à l’autre.

 

Sensations & Reconnaissance

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Pour reconnaître, nous devons être en mesure de connaître ce qu’il y a à reconnaître, car on ne reconnaît que ce que l’on connait déjà. Le sens d’une relation ou d’un échange se composent de ce qui se remplit des fonctions sensorielles et de la compréhension que nous en avons. Le sens, nous dit le dictionnaire technique et critique de la philosophie (1), est la « faculté de connaître d’une manière immédiate et intuitive (comme celle que paraissent manifester  les sensations proprement dites). »

Le sens, c’est donc aussi cela, des sensations, mais quelles sont ces fonctions sensorielles ?  Pour tenter de répondre à cette question, je vous propose le modèle (2) du psychologue structuraliste anglais Edward Titchener ( image ci-contre) qui fut un des élèves de  Wilhelm Maximilian Wundt, psychologue et philosophe,  parmi les pères de la psychologie expérimentale.

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L’approche formelle de Titchener propose trois classes de processus élémentaires de la pensée :

  • La sensation qui est « l’élément caractéristique de la perception »,
  • L’image qui est « l’élément caractéristique de l’idée »,
  • L’affection qui est « l’élément caractéristique de l’émotion »,

L’acte de reconnaissance d’une personne comme ami(e), ou ennemi,  et le choix d’investir cette personne de notre confiance, lui arroger un pouvoir, s’inscrit au cœur même des processus relationnels agissants :

  1. La perception ouvre le panel de sensations déterminant la qualité, l’intensité, la clarté et la durée de ce qui se présente à nous,
  2. L’idée que nous nous faisons de quelqu’un nourrit notre esprit d’images faisant elles-mêmes écho à notre vécu et histoire,
  3. L’émotion nous affecte pleinement, c’est-à-dire « entre en nous », d’une manière positive ou négative.

 

Confiance & Jugement

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On le voit donc, l’intérêt de l’approche structuraliste et le risque de cette même approche consistent dans le fait que, d’une part, nous pouvons être plus attentif à ce que nous percevons, voyons et ressentons au contact de quelqu’un, tout en étant peut-être plus facilement assujetti à la tentation d’apposer sur cette personne, une étiquette, un jugement expéditif, sans lui laisser peut-être le temps de se montrer telle qu’elle est réellement, c’est-à-dire sans prendre le temps de la connaître.

Certains parmi nous suivons notre intuition (et c’est parfois très bien ainsi) ce qui veut dire que notre intuition nous précède dans le processus. Je peux avoir confiance en moi, mon intuition, mes sensations, et m’entendre penser « ne pas sentir telle personne », ce qui caractérise un jugement instantané, immédiat, sans appel.

A l’opposé, certains autres s’entendront dire « avoir eu raison de donner du temps », car telle autre personne aura prouvé, par des faits et des actes, qu’elle était finalement digne de confiance.

Le premier exemple renvoie donc à un rapport existentiel favorisant une croyance en soi, aux dépends de la confiance envers les autres, ce qui pourrait traduire un rapport de confiance en l’être humain minoré ; alors que le second exemple renvoie à un rapport existentiel favorisant une croyance en soi créditant la confiance envers les autres, ce qui pourrait traduire un rapport de confiance en l’être humain majoré.

Entre ces deux positions, existe-t-il une troisième voie ? C’est ce que nous tenterons d’approfondir et développer une prochaine fois.

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Ressources de l’article

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1. Vocabulaire technique et critique de la philosophie, André Lalande, Éditions puf, Collection Quadrige Dicos Poche, Paris, 2010

2. Psychologie cognitive, Collectif sous la coordination de J.-L. Roulin, Éditions Bréal, Collection Grand Amphi, Paris, 1998

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 L’auteur

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Norbert Macia, éducateur sportif de son premier métier, après 10 années d’expérience dans le secteur du sport et des loisirs, Norbert Macia se reconvertit, en 2006, au coaching professionnel auprès des particuliers et des entreprises. Diplômé de l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence en 2005, il s’oriente vers un troisième cycle universitaire en coaching qu’il obtient en 2006 à la Faculté d’Économie Appliquée d’Aix-en-Provence. Il intervient depuis lors auprès de grandes entreprises et institutions, tout comme dans différentes associations, réseaux et PME-TPE. D’un naturel accueillant et disponible, entrepreneur par vocation et rigoureux de par sa formation, il propose un travail, tant individuel que collectif, à partir des représentations et des croyances de chacun, de l’inventivité en équipe, de la spontanéité et la créativité comme ressources fondamentales, de l’implication et l’appropriation comme garanties de succès.

[Portrait de Norbert : Studio Italiano.fr]

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Mise en ligne : 10 février 2013

La confiance & Le contrat | 1

« La confiance & Le contrat| 1 » par Norbert Macia

www.norbertmaciacoach.com

L’idée de vérité comme changement, le changement comme usure et renouvellement. Le vivant change à chaque instant par dégradation et renouvellement. Le vivant que nous sommes utilise aussi des mots pour communiquer et habiter un monde.  Les mots, eux, changent-ils ? Ne dit-on pas que « les paroles s’envolent, seuls les écrits restent » ? Restent-ils cependant à jamais inchangés ? Ou est-ce leurs usages qui changent, de part nos paroles, au point de leur faire dire et être autre chose que ce qu’ils sont, au point de nous détourner peut-être, nous-mêmes, de ce que nous sommes, croyant dire le vrai ?

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« Les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d’eux » (René Char).

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Étymologie de la confiance

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Sur la confiance, un dictionnaire d’usage nous ouvre la voie et nous propose deux directions possibles :

  1. La confiance comme espérance ferme (foi), assurance, sécurité,
  2. La confiance comme sentiment qui fait que l’on se fie, à soi-même, aux autres,

« Faire confiance », « Avoir confiance », aurait donc quelque chose à voir avec un sentiment intérieur, intime, personnel ; mais aussi quelque chose avec l’extérieur,  ou du moins un « extérieur » sur lequel l’on mise, on gage, on s’engage.

Le dictionnaire étymologique du français Picoche (1) nous propose,  quant à lui, d’explorer plus en profondeur la confiance et ce par le chemin de la « Foi ».

Cliquer sur l’image pour agrandir

Le terme « foi » proviendrait d’une « racine-indo-européenne bleidh » qui signifie « avoir confiance ». Cette racine s’approfondit de trois niveaux à partir de sa souche latine   (schéma ci-contre).

L’univers sémantique et « les traces de confiance », à partir de « Foi », se composent et se retrouvent dans les mots suivants : Fier, Fiable, Fiabilité, Fiancer (prendre un engagement), Fiançailles, Défier, Défiance, Défi, Confier, Confiant, Confiance, Méfier, Méfiance, Méfiant, Fidèle, Infidèle, Fidélité, Infidélité, Perfide, Perfidie, Confidence, Confident, Confidentiel, Confidentiellement, Fidéiste, Fidéisme, Fiduciaire, Confédérer, Confédération, Fédération, Fédéré, Fédérer, Fédératif, Fédéral, Fédéralisme, Fédéraliste, Fédéraliser.

Que se passe-t-il alors dans une relation, dans une équipe, lorsqu’une personne change aux yeux d’une autre personne, ou d’autres, ou bien lorsque ces mêmes autres changent aux yeux de quelqu’un ?

Il y a dans la confiance quelque chose qui est de l’ordre de la croyance, de l’idée, du doigt pointé vers le ciel, un au-delà. La confiance est -par essence- platonicienne.

Elle emprunte à un futur, élastique, ancré dans le présent étiré à la recherche de nouveaux points d’appui, zones d’achoppement, engagements renouvelables, transcendance. Ce futur que nous voulons, prédisons, comme l’égal d’un présent idéalisé : « Entre nous cela ne changera jamais ».

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La confiance en entreprise

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Ce qui définit la relation de travail en entreprise est un contrat, écrit, entre l’individu et l’entreprise. Cette relation singulière qui créée des droits, des obligations et des devoirs engage les parties prenantes. Ce même contrat inaugure et installe une relation de confiance entre individu et entreprise et lie les psychologies des uns et des autres autour d’une spéculation sur des possibles, des possibilités, sans cesse renouvelés, soumis aux aléas du quotidien.

La relation de confiance entre employeur et employé s’engage donc dès que le possible est rendu effectif par l’intermédiaire de la  contractualisation. Les auteurs de  Restaurer la confiance dans l’entreprise (2), affirment que derrière la confiance perdue se cache un contrat qui n’a jamais été écrit.

Le contrat non écrit est de fait l’autre versant du contrat écrit. Ainsi, tout comme dans la négociation, il est capital de le connaître au mieux sachant que celui-ci est par nature mouvant, vivant, inaccessible dans son entièreté.

En entreprise, lorsque l’écart entre le contrat écrit et le contrat non-écrit est trop important, les risques de projections sur l’autre, le fautif, augmentent à mesure que diminue notre niveau de confiance en ce dernier.

Cliquer sur l’image pour agrandir

Tableau ci-contre (3) : États projectifs de sur-évaluation de soi ou de sous-évaluation de l’autre

Pour pouvoir avoir confiance en l’autre il faut le reconnaître un minimum, à défaut de pouvoir le connaître entièrement. La confiance peut se nourrir de bribes, de signes, mais elle a un appétit régulier.

Ainsi en entreprise, tout comme pour les négociations, il est nécessaire de distinguer nos intérêts de nos positions. Nos positions disent où nous sommes et qui nous sommes, les intérêts justifieront (en partie) les questions du pourquoi et du comment.

Le contrat écrit, le contrat non-écrit, sont à penser à partir des positions et des intérêts de chacun. Comme nous le verrons dans un prochain article, la notion de confiance comprise dans le contexte de l’entreprise, se confrontera alors à d’autres éléments : la notion de rôle et les questions de pouvoir et de stratégie, au cœur des problématiques de management des hommes.

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Bibliographie recommandée

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1. Dictionnaire étymologique du français, Jacqueline Picoche, Éditions Le Robert, Collection Les Usuels, Paris, 2009

2. Restaurer la confiance dans l’entreprise, Frédéric Petitbon, Alain Reynaud, Hubert Heckmann, Éditions Dunod, Collection Stratégies et Management, Paris, 2010

3. Méthode de négociation, Alain Lempereur, Aurélien Colson, Éditions Dunod, Collection Stratégies et Management, Paris, 2010

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 L’auteur

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Norbert Macia, éducateur sportif de son premier métier, après 10 années d’expérience dans le secteur du sport et des loisirs, Norbert Macia se reconvertit, en 2006, au coaching professionnel auprès des particuliers et des entreprises. Diplômé de l’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-Provence en 2005, il s’oriente vers un troisième cycle universitaire en coaching qu’il obtient en 2006 à la Faculté d’Économie Appliquée d’Aix-en-Provence. Il intervient depuis lors auprès de grandes entreprises et institutions, tout comme dans différentes associations, réseaux et PME-TPE. D’un naturel accueillant et disponible, entrepreneur par vocation et rigoureux de par sa formation, il propose un travail, tant individuel que collectif, à partir des représentations et des croyances de chacun, de l’inventivité en équipe, de la spontanéité et la créativité comme ressources fondamentales, de l’implication et l’appropriation comme garanties de succès.

[Portrait de Norbert : Studio Italiano.fr]

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Mise en ligne : 05 février 2013

Histoire (s) de confiance en France

« La confiance » par Angélique Miralles

www.angeliquemiralles.com

La confiance | 1ère partie

Qu’en est-il de la confiance en France ?  Nous faisons nous confiance autant dans tous les pays ? 

Selon les statistiques, il est clair que chaque pays accorde une valeur particulière à la notion de confiance entre semblables.  Aussi curieux que cela puisse sembler, ce n’est rien d’en parler ou de s’informer des chiffres car rien ne vaut l’expérience pratique.

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La confiance | 1

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Je partagerai aujourd’hui avec vous quelques propos qui se sont déroulés en France, tout en sachant qu’ils ne représentent pas catégoriquement la nation pour autant mais une certaine tendance.

Voici donc quelques anecdotes qui m’ont amenées à réfléchir plus en profondeur quant à la confiance et les conséquences qu’elle peut avoir au sein des relations.

« Je ne vous ai pas fait confiance auparavant mais vous aviez raison !  J’ai vérifié auprès des voisins et ils m’ont confirmé ce que vous m’aviez dit, je vous crois maintenant » me dit un homme élégamment vêtu venu visiter le bien que j’occupe en location en vue d’un achat.  De mon côté, effet surprise car ayant une propension naturelle à la confiance, j’avais présupposé qu’il en était de même pour mon interlocuteur.  En entendant ses mots, je compris bien rapidement qu’il n’en était pas ainsi.

« Avez-vous votre liste officielle qui prouve que vous avez-un rendez-vous avant moi ? » me dit un père lors d’une réunion parents-professeurs dans l’optique de tester s’il pouvait passer avant moi.

N’ayant pas le papier en question mais bien un rendez-vous légitime avec ledit professeur avant lui, je lui confirmais que j’étais non seulement avant lui dans la file d’attente, mais aussi que j’avais un rendez-vous antérieur au sien.  Cela ne lui suffisait pas et il insista pour voir ma feuille officielle, se faisant certainement garant de ces documents.  Je vous passe le reste de la discussion et vous invite à vous poser sur la notion de confiance ou de non-confiance dans ces deux exemples et la conséquence de son existence ou non au sein de vos relations personnelles ou professionnelles.

En clair, que se passe-t-il en vous lorsqu’il est évident que votre interlocuteur ne vous fait pas confiance ?

Si nous reprenons ces deux situations, il semblerait qu’aucun des deux hommes n’ait une propension naturelle à la confiance et qu’ils aient besoin de faits pour décider de faire confiance.  Alors, comment faire lorsque ces faits ne sont pas présents pour décider si faire confiance ou pas ?  Eh bien, il nous reste, bien heureusement, notre intuition, qui vient compléter le tableau.

Vous risquez de me dire que nous ne sommes plus des enfants et que le temps où nous donnions notre confiance comme cela est révolu.  Après bien des « bananes » dans notre vie, nous sommes forgés, nous avons appris à nous méfier, à exiger des preuves, faute de quoi, chacun de nous aura très certainement un agissement propre à ce qui se passe à l’intérieur de lui.

De plus, nous accordons certaines fois notre confiance de manière différente selon le contexte dans lequel nous nous trouvons, personnel, professionnel et il y a encore des variantes au sein même d’un contexte similaire.

Pour couronner le tout, il y a aussi le rôle que vous jouez à ce moment-là.  Exemple, j’ai ma tendance naturelle dans ma vie de tous les jours, c’est-à-dire une propension naturelle à la confiance mais je suis un ingénieur diplômé, habitué à ne me baser que sur des faits concrets pour savoir si ou non accorder ma confiance.  Comment concilier les propensions naturelles, le contexte, les rôles et s’y retrouver ?

Et surtout, quel en est l’intérêt ?  Faire confiance, est-ce vraiment utile ou une utopie pure et dure ?

C’est ce que je vous propose de lire dans mon prochain article…

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Autre publications

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L’auteur

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Angélique Miralles fondatrice et dirigeante de Isencea Développement, intervient en français, anglais et italien. Évaluatrice EFQM,  coach certifiée, consultante, facilitatrice, auteur, elle bénéficie d’une véritable expérience à l’international de 22 ans. Agile dans le changement, elle dispose d’une capacité d’adaptation rapide, de compétences pointues et d’une acuité face à l’environnement.  Elle apporte un éclairage culturel et un vécu à dimension européenne, conciliant les approches latines et anglo-saxonnes.  Sa vaste expérience auprès d’entreprises internationales qui sont à la pointe du management, lui permet de s’enrichir continuellement.

www.angeliquemiralles.com

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Mise en ligne : 03/02/2013

Eliminer la négativité

« Éliminer la négativité » par Chantal Rialland

www.chantalrialland.com

Article de Chantal Rialland, psychologue et psychogénéalogiste,  publié sur le site www.journaldesfemmes.com.

Une étude publiée début 2011 – qui a fait alors l’objet d’une information au Journal Télévisé de France 2 – affirme que les Français sont le peuple le plus pessimiste de la planète.

Réveillez-vous et éliminez la négativité dans votre vie ! Chantal Rialland vous invite à transformer cette funeste habitude en sachant comment éliminer les pensées négatives…

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Éliminer la négativité

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C’est de la plus haute importance d’être vigilant et vigilante à votre monde intérieur. Cultiver des pensées et des affects négatifs, non seulement ne va nullement vous aider, mais – au contraire – va vous limiter, vous bloquer et vous compliquer inutilement la vie. Ce que nous pensons, ce que nous ressentons influence grandement nos relations avec le monde extérieur.

Vous avez un projet. Au lieu d’y croire et de vous donner les moyens de le mettre en place avec confiance, joie et enthousiasme, vous vous préoccupez et vous vous tracassez à l’envie, avant même d’avoir essayé. Vous vous obnubilez avec tout ce qui pourrait l’entraver : « Ce n’est pas raisonnable », « Avec la crise, c’est trop risqué », « Que va dire ma famille ? », « Je vais rencontrer plein de difficultés ».

Vous avez une réunion importante au bureau. Dès la date et l’heure fixées, vous vous angoissez : « Je n’aime pas parler en public », « C’est un dossier difficile, je ne vais jamais m’en sortir », « Que vont penser les autres de moi ? », « Mon patron m’intimide ».

Vous venez de rencontrer un homme qui vous séduit. Vos premiers échanges se passent très agréablement et vous vous sentez devenir amoureuse. Vous avez peur : « Est-ce que je lui plais ? », « Est-ce qu’il est amoureux lui aussi ? », « Est-ce que je suis suffisamment intéressante pour lui ? », « Je suis trop grosse », « J’ai des rides », « Je ne suis pas assez cultivée », « Est-ce qu’il va m’appeler ? », « Quand est-ce que nous allons nous revoir ? », etc.

La première étape est de prendre conscience de votre négativité. Souvent, elle est tellement devenue une seconde nature que vous ne vous en apercevez pas.

L’être humain oscille entre deux grands sentiments, la peur et l’amour. La peur génère l’inquiétude, l’angoisse, la tristesse, la frustration, la colère, la haine. L’amour entraîne la confiance en soi, la confiance en la vie, donne de la joie et du dynamisme.

La deuxième étape consiste à ne pas refouler votre négativité mais à choisir de cultiver la positivité. C’est tout aussi facile d’entretenir des pensées et des affects positifs que de « broyer du noir » à longueur de journée !!! Nous avons le pouvoir de choisir de développer ce qui est bon pour nous et nous permet d’avancer et de nous réaliser.

Aimez votre projet, remerciez la Vie de vous l’avoir donné, ayez confiance en sa faisabilité. Chaque jour, faites quelque chose pour progresser dans votre idée. Documentez-vous, renseignez-vous, parlez-en à des personnes adéquates qui peuvent vous conseiller. Restez flexible. Au fur et à mesure, votre projet va évoluer. Mais, de grâce, ne le mettez pas à la poubelle !

Préparez de votre mieux la réunion. N’hésitez pas à faire appel à votre subconscient en le remerciant de vous aider pour ce travail, (c’est très efficace). Au lieu de vous répéter sans cesse que cela va être dur et compliqué, dites-vous que cette réunion va se passer au mieux.

Si cet homme que vous avez rencontré est celui qui vous convient, les choses vont se passer tout naturellement et aisément. Les amours qui font souffrir sont celles où l’on s’accroche désespérément, espérant que l’autre va changer au lieu de se respecter et de tourner la page.

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Dossier parent

Développement personnel

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Autres publications de

Chantal Rialland 

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L’auteur_

Chantal Rialland  est psychologue diplômée en Sciences Humaines Cliniques, Université Paris VII – La Sorbonne et psychothérapeute française renommée. Elle a reçu un Visa O1 puis une Green Card des autorités américaines pour « exceptionnelles capacités ». Chantal Rialland a été l’invitée de 500 émissions Radio et d’une trentaine d’émissions télévisées en France, en Belgique, en Suisse, à Monaco et au Québec.

www.chantalrialland.com

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Mise en ligne : 01 décembre 2012

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Osez faire

« Osez faire » Par Chantal Binet 

www.chantalbinet.com

À quand remonte la dernière fois que vous êtes réellement sorti de vos zones de confort ? Que vous avez osé dire oui à une occasion qui vous faisait peur ? Une situation où vous saviez que si vous acceptiez malgré vos peurs, vous seriez fier de vous ? Une situation qui testerait vos limites habituelles mais que si vous ne vous mettiez pas au défi, la situation s’envenimerait ?

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Osez faire

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Nous sommes nombreux à hésiter, fuir ou nier la réalité face à un événement qui nous demanderait de faire les choses différemment et d’aller de l’avant; tout simplement parce que nous devenons habitué à nos vieilles habitudes…nous devenons confortables dans le connu, et curieusement, même si ce connu est devenu inconfortable ou douloureux.

Qui vous sortira de votre zone de confort inconfortable si ce n’est vous ?? Que gagnez-vous à y rester ? Quels seront les coûts directs et indirects engendrés par votre inaction dans 6 mois ? Un an ? Cinq ans ?

Le besoin de réalisation et d’actualisation fait partie intrinsèque de la nature humaine; se priver de sortir de vos zones de confort inconfortables vous amène à « jouer petit » dans la vie et il y a un proverbe qui dit que l’on récolte ce que l’on sème…alors que désirez-vous récolter ?

Apprendre à sortir de ses zones de confort s’apprend une situation à la fois, un pas à la fois et demande de se donner une vision très claire de ce que l’on désire comme résultat. Ce que j’appelle votre intention.

Pensez à une situation précise où vous sentez qu’il est temps de cesser d’être inconfortable et demandez-vous quelle serait votre intention de vouloir sortir de votre zone de confort ? Quelle serait la réelle motivation derrière ce nouveau désir, cette nouvelle réalité que vous aimeriez créer pour vous ? En quoi votre vie serait différente ? Quels seraient les retombées positives de votre marque de courage et de détermination sur vous ?

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Dossier parent

Développement personnel

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Autres publications de

Chantal Binet

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L’auteur

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 Chantal Binet est coach de gestion, formatrice et conférencière renommée pour son expertise en développement du leadership et du potentiel humain. Elle accompagne les dirigeants d’entreprises et les gestionnaires dans la gestion de leur quotidien, le raffinement de leurs habiletés de leader et la maximisation de l’efficacité de leurs équipes.

www.chantalbinet.com

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Mise en ligne : 25 novembre 2012

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Faire grandir

par Jean-Pierre Lauzier

www.jeanpierrelauzier.com

Satisfaire votre égo ou faire grandir les autres ?

Lorsque vous interagissez avec les gens, que ce soit avec vos clients, vos parents, vos voisins, vos amis, vos collègues de travail, etc., bref, avec tout votre entourage, vous générez, chez vos interlocuteurs, une des deux réactions suivantes, et ce, de façon plus ou moins intense :

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  •  soit une émotion négative qui crée de l’indifférence ou de la répulsion et pouvant se traduire par un affaiblissement de l’estime de soi;
  •  soit une émotion positive de bonheur ou de bien-être qui fait grandir l’estime de soi.

Durant la journée d’hier, dans tous les échanges verbaux ou écrits que vous avez eus avec les gens, pouvez-vous dire si vous avez fait grandir ou diminuer l’estime de soi de vos interlocuteurs ? Autrement dit, avez-vous engendré, chez eux, une émotion positive ou négative ? Espérons que les résultats sont plus positifs que négatifs autant en nombre qu’en intensité, car plus les émotions que vous provoquez chez les autres sont positives et prononcées, plus vous êtes prédisposé à obtenir du succès.

Avant d’aller plus loin, définissons ces deux concepts :

  1. Générer des émotions négatives chez les gens : cette situation se présente lorsque votre interlocuteur fait montre d’indifférence à l’égard de ce que vous lui communiquez ou, encore pire, ressent du malaise, de l’agressivité voire de la répulsion à cause de vos propos ou de la façon dont vous vous exprimez. Une telle réaction est souvent occasionnée par le fait que vous désirez d’abord satisfaire votre égo en vous rehaussant, que ce soit consciemment ou non. Même si vous ne démontrez aucune agressivité envers cette personne, le seul fait de parler de VOUS, de VOS exploits, de VOS produits, de VOS réalisations, entraîne et occasionne, en général, un irritant désagréable et par le fait même une émotion négative.
  2. Générer des émotions positives chez les gens : cette circonstance survient lorsque vos propos et vos actions visent à faire grandir l’autre afin qu’il se sente plus fort, plus responsable et plus confiant. Cela se fait à travers des paroles et des actions authentiques, justes et sincères dont le but est d’aider l’autre à croître et à développer sa confiance afin qu’il puisse se dépasser et réaliser ce qu’il désire.

Connaissez-vous quelqu’un qui, lorsque vous êtes en sa présence, vous met toujours très à l’aise rapidement, vous rend heureux, confiant, solide et avec qui votre propre estime de vous-même grandit ? Si tel est le cas, il y a de fortes probabilités que cette personne génère cette même émotion chez beaucoup d’autres personnes et qu’en conséquence, ses chances de succès et d’abondance sont très élevées, et ce, autant dans sa vie personnelle que professionnelle.

Faire grandir les autres exige un effort qui est beaucoup plus difficile à faire qu’à dire, car instinctivement l’être humain est tenté de satisfaire son égo. Toutefois, si vous ne prenez pas le temps de réfléchir et d’écouter les besoins des autres en continuant à cultiver votre MOI intérieur, malgré que ce comportement égotique vous permette certainement de survivre, il ne pourra pas vous apporter l’abondance dont vous rêvez.

On entend parfois des gens dire : « J’aide beaucoup de monde, pourtant le succès n’arrive pas et, en plus, j’ai l’impression qu’on m’exploite ». Il est vrai que certaines personnes profitent de la bonté des autres, mais elles sont loin de représenter la majorité des gens. Souvent les gens qui prêtent main-forte ont la profonde conviction qu’ils apportent beaucoup de valeur aux autres, mais est-ce qu’ils les aident vraiment ? Peut-être que oui, peut-être que non, mais celui qui juge de la qualité de l’aide, n’est pas celui qui donne, c’est celui qui reçoit.

Voici une citation d’un des plus grands conférenciers américains, Zig Ziglar : « Plus vous aidez de personnes à obtenir ce qu’elles désirent, plus vous obtenez ce que vous désirez. » Regardez autour de vous et vous constaterez que la majorité des produits que vous utilisez tous les jours et qui vous rendent la vie plus facile ‒ par exemple, l’avion, l’automobile, les ampoules, le vélo, la télévision, etc. ‒ ont été inventés par des personnalités qui désiraient beaucoup plus aider leur prochain que de faire un coup d’argent. Leur but premier était d’enrichir la société et non de satisfaire leur égo.

Quand vous rencontrez un client, posez-vous la question suivante : « Qu’est-ce qui est le plus important pour moi ? Est-ce d’obtenir une bonne commission sur la vente ou est-ce de faire avancer mon client afin qu’il soit plus heureux et qu’il réalise ses objectifs, ses rêves grâce aux produits ou services que je peux lui offrir ? » Évidemment, nous avons tous besoin d’argent, mais si votre objectif est d’abord et avant tout de faire avancer le client, vous n’aurez plus besoin de vous soucier de vos commissions, car elles augmenteront toutes seules et de façon importante.

Il est difficile de mettre notre égo de côté quand nous cherchons un équilibre entre la satisfaction de nos propres besoins et celle d’autrui, mais une chose est certaine : la majorité des gens qui vivent de l’abondance agit de manière à faire grandir l’estime de soi des autres plutôt qu’à satisfaire un égo qui, de toute façon, demeure éternellement insatisfait.

Bonne aide !

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Autres publications de Jean-Pierre Lauzier :

L’authenticité

Amélioration continue

Conduite du changement

Empathie et vente

Grandir, changer

La performance

La valorisation

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Jean-Pierre Lauzier est un conférencier international, un coach d’affaires et un motivateur de grande réputation dans le domaine de la vente, du marketing, du leadership et de l’animation, possédant plus de 28 ans d’expérience. Sa passion contagieuse aide ses clients à passer à l’action en vue de réaliser leurs objectifs stratégiques et d’obtenir des résultats de vente exceptionnels.

JPL Communications inc

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Mise en ligne : 06 novembre 2012

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La méditation

par Chantal Rialland

www.chantalrialland.com

Article de Chantal Rialland, psychologue et psychogénéalogiste,  publié sur le site www.journaldesfemmes.com.

Vous avez déjà entendu parler de la méditation. Vous vous dites que cela pourrait vous intéresser. Mais vous ne savez pas trop à quoi cela sert et comment vous y prendre. Chantal Rialland vous donne ici le mode d’emploi. Méditer, c’est simple, c’est facile et cela change vraiment la vie…

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Méditer permet de vous connecter à votre moi profond. Pendant quelques minutes, vous ouvrez votre état de conscience à une dimension autre que celle de vos préoccupations quotidiennes. Vous êtes, tout simplement. C’est profondément régénérateur.

Aux États-Unis, la méditation est de plus en plus conseillée par le corps médical pour les nombreux bienfaits qu’elle apporte. « La méditation est excellente pour la santé, le moral, la créativité et même la beauté » déclarait Diane Sawyer, présentatrice du journal télévisé « World News » de la chaîne ABC le 10 mai 2011, lors d’un reportage consacré à ce sujet.

Beaucoup de personnes aimeraient bien méditer mais ne savent pas comment. D’autres ont l’impression qu’il s’agit d’une pratique très compliquée, nécessitant des postures étranges et des rituels contraignants. D’autres, encore, pensent que c’est l’apanage d’autres cultures ou que c’est réservé aux adeptes de certaines religions, comme le bouddhisme. D’autres, enfin, craignent les sectes.

Première étape, comment vous installer ? La position la plus confortable, pour des Occidentaux, est, tout « bonnement », de vous asseoir sur une chaise. Vous n’êtes pas là pour vous torturer physiquement mais pour vous faire du bien ! Veillez à ce que votre colonne vertébrale reste droite. Nous avons des centres énergétiques, les chakras, tout le long de notre corps.

Il est préférable qu’ils soient alignés, pour faciliter la bonne circulation des énergies. Pour la même raison, ne croisez ni les bras ni les jambes. Placez vos mains sur vos genoux dans la position qui vous convient le mieux, tranquillement posées ou en position de réceptivité, paumes vers le ciel. Fermez les yeux ou gardez les mi-clos, selon votre préférence. Vous voyez, ce n’est pas compliqué…

Deuxième étape, gardez le silence : évitez d’être dérangée par le téléphone ou une personne de votre entourage. Toutefois, vous pouvez tout à fait méditer en couple, en famille ou avec des amis. Restez dans le calme et dans l’immobilité. Cela favorise la détente, la sérénité et la concentration.

Troisième étape, mettez vos préoccupations et vos soucis « au vestiaire » et ne vous attachez pas à vos pensées. Votre cerveau, comme lorsque vous vous relaxez, est à son maximum d’activité. Il s’en suit qu’une foule de pensées vont vous traverser l’esprit, surtout au début, quand vous n’avez pas encore l’habitude de pratiquer. On croit souvent que méditer, c’est ne plus penser. Or, c’est biologiquement impossible.

Méditer, c’est ne pas s’attacher à ses pensées, ce qui n’est pas du tout la même chose… Pour vous aider, un moyen tout simple et très efficace, concentrez-vous sur votre respiration. Respirez tranquillement. Soyez vigilant ou vigilante à votre inspiration, à votre expiration, calmement. Laissez passer vos pensées, comme les nuages dans un ciel venté. Ne vous accrochez pas à elles.

Bravo ! Vous avez médité. Commencez tout doucement. Cinq minutes par jour est un bon début. Rapidement, ce qui vous apparaissait au départ comme un effort, va vous être de plus en plus agréable. Vous prolongerez tout naturellement ce rendez-vous avec vous-même dont vous constaterez les bienfaits au quotidien. Ou vous ressentirez le besoin de faire plusieurs courtes pauses de méditation dans la journée. « Méditer a changé ma vie » direz-vous avec bonheur.

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Autres articles publiés par Chantal Rialland :

L’entourage

Psychogénéalogie et généalogie

Famille et psychogénéalogie

La psychogénéalogie

La pensée positive

La visualisation

Les rêves

L’anxiété

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Chantal Rialland  est psychologue diplômée en Sciences Humaines Cliniques, Université Paris VII – La Sorbonne et psychothérapeute française renommée. Elle a reçu un Visa O1 puis une Green Card des autorités américaines pour « exceptionnelles capacités ». Chantal Rialland a été l’invitée de 500 émissions Radio et d’une trentaine d’émissions télévisées en France, en Belgique, en Suisse, à Monaco et au Québec.

Contact : www.chantalrialland.com

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Mise en ligne : 02 novembre 2012

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L’hypnose existe-elle ?

« L’hypnose existe-elle ? » par Nathalie Roudil-Paolucci

www.correlatcoaching.com

Le tonneau des Danaïdes

L’hypnose, un sujet qui relance indéfiniment la question de sa genèse, de son histoire et de son entendement. Où faut-il aller pour comprendre l’hypnose ? Existe-t-elle vraiment ?

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L’hypnose existe-elle ?

 

La conception constructiviste, la physique quantique, le principe d’indétermination de Heseinberg, l’observation qui influe sur un système donné, la contrafactualité, etc., de nombreuses constatations et interrogations conduisent à penser que nous puissions créer la réalité à partir de nos observations et de nos représentations du monde.

On trouve dans l’histoire de l’hypnose d’hier et d’aujourd’hui des transitions et influences halées de toutes contrées et de tous temps comme le chamanisme, les transes ritualisées, les méditations, le magnétisme animal (voir Mesmer), les exorcismes, les manifestations médiumniques, les sciences occultes, les mouvances du new âge, les orientations « métaphisico-spirituelles », les principes du pouvoir de la suggestion, l’hypnose de spectacle, l’hypnose ericksonienne, l’hypnose nouvelle, etc.

Chacune de ces pratiques liées plus ou moins aux mystères insondables de l’être humain s’est arrogée, sous le couvert du manifeste et de la conviction, des lois de la transcendance ou de l’immanence. Chacune verse dans le tonneau sans fond des interprétations tirées de sa culture, de ses croyances, de ses désirs, des ses représentations, jusqu’au point de créer des théories et quelques  « bon » protocoles cristallisés.

La conception constructiviste marque « une rupture avec la notion traditionnelle selon laquelle toute connaissance humaine devrait ou pourrait s’approcher d’une représentation plus ou moins « vraie » d’une réalité indépendante ou « ontologique ». Au lieu de prétendre que la connaissance puisse représenter un monde au-delà de notre expérience, toute connaissance est considérée comme un outil dans le domaine de l’expérience. » []Ernst von Glaserfeld.

Mais alors qu’est-ce que l’hypnose ? Pourrait-on comprendre que toutes les expressions rituelles, expérimentales et doctrinales de l’hypnose ne sont que des  substrats et des avatars des subjectivités culturelles ?

La multiplicité des formes de l’hypnose et la difficulté à la faire rentrer dans une des cases de la science, ses mystères, ses narrations, ses miracles, ses idées reçues interrogent, suscitent chez un bon nombre de personne de la méfiance et des contestations. Des expressions « Je n’y crois pas », « Je ne suis pas hypnotisable » nous en disent long sur sa situation actuelle et sur les allégories d’une grande partie du public.

Qu’est-ce à dire ? Courrait-il l’intuition que nos certitudes en matière de pratiques « prodigieuses » ne seraient que des duperies ou mythifications favorables aux questions et aux expériences mystérieuses que l’être humain a la sensation de vivre ? L’enchantement du monde serait-il toujours espéré et en même temps repoussé par la raison matérialiste ?

Et bien qu’aujourd’hui l’hypnose soit régulièrement admise dans les hôpitaux, enseignée dans les universités de médecine, pratiquée dans les cabinets thérapeutiques et de coaching, l’opinion publique est partagée entre le désaveu et la fascination.

Comment peut-on se sortir de ce dédale de théories manquées et faillibles ? Je propose ici de me référer comme le dit Ernst von Glaserfeld au seul domaine de l’expérience, c’est-à-dire à ce que nous pouvons induire soit des faits vérifiables liés aux observations du fonctionnement du cerveau, aux analgésies et anesthésies pratiquées en hypnose clinique et aux autres phénomènes physiologiques ; soit à ceux plus énigmatiques de la psychosomatique et enfin des réalisations purement subjectives de l’esprit.

« Si toute connaissance est considérée comme un outil dans le domaine de l’expérience », tout ce qui arrive à l’être humain est du fait de sa capacité à le créer.

Un état naturel

On reconnait l’« état » d’hypnose dans une prédisposition d’états naturels de veille et de rêveries. États que nous connaissons tous lorsque, par exemple, nous regardons un feu de bois, un paysage  ou bien lors d’actions quasi automatiques comme manger, conduire, marcher ou encore durant la lecture d’un ouvrage, quand une phrase, un mot, un peu de fatigue nous plonge dans le « vide » et l’abstraction.

La méditation, le repos, la fatigue, l’ennui, la surprise, la stupeur, la fascination provoquent une suspension de la conscience du quotidien.

On a pu observer que c’est dans cet état d’abstraction de la conscience que l’esprit continue à travailler, enregistrer, réordonner, chercher et, libéré des axiomes de la conscience il peut se frayer un chemin vers des solutions ou réflexions inédites. C’est en prenant son bain qu’Archimède aurait trouvé sa théorie appelée « La poussée d’Archimède », le chimiste russe Mendeleïev, aurait eu l’idée de la classification périodique des éléments, dans un rêve, Descartes aurait reçu l’intuition de son Discours de la méthode dans un songe et Kékulé  rêvé la formule du benzène.

Ici, si on devait changer le terme hypnose, on pourrait alors le remplacer par les expressions de « veille paradoxale », « suspension de la conscience du quotidien », « vacance de la conscience », « heuristique spontanée »…

Quand dire c’est faire, quand imaginer c’est être

Il arrive assez souvent que l’on confère au praticien des pouvoirs surnaturels, un contrôle ou la maîtrise d’une manipulation. Il est de fait, cependant, que la pratique se confond très souvent avec la suggestion, l’injonction et l’influence verbale et non verbale. Je me suis souvent demandé comment faire la différence entre l’influence et l’état d’hypnose. Il y a, en, effet, des suggestions et même de la manipulation dans la pratique de l’hypnose mais celles-ci ne sont pas, selon moi, réductibles à sa pratique.

Quand dire c’est « faire » ! Cela ne suffit pas dans l’expérience de l’hypnose ; la suggestion qu’elle soit directe ou indirecte n’agira qu’à partir du moment où elle active l’imagination. Il est, en effet, essentiel d’expérimenter à partir d’une l’imagination « opérante » ou d’une simulation de la réalité (voir à ce propos l’ouvrage de Roland Jouvent, Le cerveau magicien ».

L’efficacité de la simulation et l’hypnose viennent de l’initiative de créer toutes les conditions dans son esprit : les imaginer, les vivre de manière spécifique et  intelligible, les ressentir…, entraînent l’activation des parties du cerveau qui correspondent de même à celles qui s’activent dans les faits et les actions objectives.

Ici, si on devait changer le terme d’hypnose, on pourrait alors le remplacer par les expressions « imagination opérante », « focalisation intelligible », « activation de représentations », « simulation de la réalité », « capacité puissante d’une autosuggestion », « moyen d’accéder aux ressources non-conscientes, de contourner les blocages et de permettre l’émergence de nouveaux comportements plus créatifs et plus stratégiques » …

L’hypnose – son processus – est un outil d’exploration dans la mesure où il place le sujet dans la situation de s’observer lui-même en lui-même, par le double mécanisme qui est la survenue d’une « dissociation ». S’imaginer sa vie, ses expressions, ses mouvements, ses pensées, créer de nouvelles données, les rendre intelligibles et possibles. Le processus s’active à partir de modes d’expression autant affectifs que cognitifs et l’exacerbation de l’ensemble des canaux sensoriels  (visuels, auditifs et kinesthésiques). L’imagination amplifie, exacerbe, se sert de symboles, de métaphores et permet l’ouverture à un champ de représentation plus vaste et plus lucide.

Agir dans son cerveau

Observé par le monde des scientifiques, grâce aux avancées des neurosciences (voir l’IRMF et TEP), son étude, ses conditions et son utilité sont désormais constatés et manifestes. Les recherches démontrent, en observant les activités cérébrales, que l’hypnose n’est pas du sommeil. En effet, la zone correspondant au sens analytique critique reste active, tout en étant supplantée par la zone cérébrale du rêve et de l’imagination qui la domine.

Quand l’état hypnotique est guidé, il s’agit alors d’utiliser une propriété puissante de l’esprit. Le praticien sait que toute hypnose est auto-hypnose et que pour qu’elle agisse, il est nécessaire de considérer la subjectivité de la personne et travailler à partir de ses schémas les plus intériorisés pour l’amener à s’aventurer vers ceux dont elle n’a pas l’habitude.

Ici, si on devait changer le terme d’hypnose, on pourrait alors le remplacer par les expressions : « aptitude de l’individu à développer ses capacités et ses potentialités neurophysiologiques », « accès à une intériorité non-conscientisée, lieu de ressources et d’habiletés considérables »…

L’hypnose dans le vent

Il est essentiel de chercher, avant tout, à diriger l’esprit vers sa propre orientation, c’est la maïeutique « ironique » de l’esprit. Socrate employait l’ironie (ironie socratique) pour faire comprendre aux interlocuteurs que ce qu’ils croyaient savoir n’était en fait que croyance.  Ici la maïeutique permettra au sujet de commencer par se défaire de ses paradoxes, de ses névroses sans pour autant chercher à les comprendre mais dont le but est de trouver d’autres comportements, croyances ou idéaux tout aussi subjectifs mais plus idoines au confort psychologique.

Par ailleurs, la puissance de l’état hypnotique provient du fait qu’elle ne fait pas seulement comprendre mais aussi vivre et ressentir. Elle donne, en effet, la capacité de se ressentir et de s’expérimenter autrement et de s’absorber dans la vie même. Le corps y participe, bien vivant, perceptif, dans son vouloir être. « Chaque fois qu’il arrive avec la plus grande perfection d’exactitude, de penser ce que l’on pense, de sentir ce que l’on ressent, d’éprouver ce que l’on éprouve, on entre dans la vie du monde et on participe à sa puissance ». En deux mots, nous devons simplement « être dans la vie », dit François Roustang. La forme fait écho au fond.

Bertrand Picard, psychiatre et psychothérapeute, a développé une approche métaphorique très pertinente dans ses articles et ouvrages. Selon lui, le mouvement de la vie pourrait être comparable à un vol en ballon (montgolfière). Dans ce ballon, nous sommes parfois en prise avec les vents, ses courants, ses changements de direction et de vitesse. L’atmosphère est composée de plusieurs strates de vent superposées les unes sur les autres comme un millefeuille, d’épaisseur variable, de vitesse variable, de direction variable ; c’est au pilote de choisir la voile du vent, d’y placer son ballon en montant ou en descendant et d’atteindre l’espace souhaité qui va dans la direction souhaitée.

De même, le philosophe, Emmanuel Kant,  fait une analogie avec  le vol de l’oiseau qui sans la résistance des courants, ne pourrait pas voler ; ainsi voler librement pour la colombe, c’est s’adapter et se glisser dans les interstices du vent.

Dans ce vol ou cet envol comme dans le cours de la vie, la seule chose que nous pouvons contrôler serait alors « l’altitude » que l’on prend. Ainsi, le changement, l’évolution, ne peuvent faire fi ou abolir certaines contraintes.

Dans notre existence, face à des obstacles, nous aurions tendance à nous « battre », à tenter de les contrôler à forcer une autre direction. Cependant, Bertrand Picard, comme la philosophie des taoïstes nous démontrent que rien ne sert de lutter. Changer serait alors simplement s’adapter, en faisant preuve d’ingéniosité, de stratégie et de créativité.

Ne rien faire et que rien ne soit pas fait 

« Être dans la vie », c’est être « sans-vouloir »,  c’est aller au gré du vent et de l’atmosphère. Le but reste à l’horizon du regard et les moyens sont multiples. Et même si retiré dans son ciel, l’idéal est inaccessible, quand on plonge dans les anfractuosités de son esprit, quand va avec la situation, on réagit avec peu d’effort, de la souplesse et de la fluidité pour beaucoup d’effet.

Il suffit quelques fois de faire disparaître des questions pour mieux observer et composer avec les réponses qui se présentent.

En somme, pour nous, la pratique de l’hypnose n’est pas un moyen, c’est une aptitude naturelle à retrouver. L’hypnose concède, tel le ballon ou la colombe d’aller dans la direction souhaitée en utilisant les ressources et potentiels des « inspirations » de l’esprit.  La veille paradoxale, la vacance de la conscience du quotidien permettent de transformer certains schémas austères et limitants pour accéder aux pouvoirs du corps que l’on conçoit ici comme la totalité des forces et des facultés connues et inconnues, qui sont en nous.

L’hypnose, existe bel et bien et ne requiert en définitive qu’une disposition : « celle de bien s’adapter au monde et à soi ».

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Dossier parent

Développement personnel

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L’auteur_

Nathalie Roudil-Paolucci est Présidente de l’association et responsable du cabinet de coaching. Formatrice. Coach à orientation maïeutique.Hypnothérapeute. Consultante en pratique Philosophique. Formée au coaching, D.U coaching professionnel et pratiques de l’accompagnement. Superviseur de praticiens. Maître praticien en hypnose éricksonnienne et formatrice PNL.  Chercheur en sciences de l’hypnose.

www.correlatcoaching.com

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Mise en ligne : 13 septembre 2012

L’anxiété

« L’anxiété » par Chantal Rialland

www.chantalrialland.com

Article de Chantal Rialland, psychologue et psychogénéalogiste,  publié sur le site www.journaldunet.com. Chantal Rialland est auteur de « Mon big-bang intérieur », chez Marabout, et, « Vivre mieux grâce à la psychogénéalogie », chez Laffont.

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L’anxiété

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Surmonter vos peurs par rapport au changement.

Vous rêvez de changer de vie ou de changer des choses dans votre vie. Seulement voilà, vous doutez, vous n’osez pas, vous avez peur de passer à l’action…

Vous rêvez de changer de travail, vous vous voudriez créer votre entreprise, vous souhaiteriez démarrer une nouvelle page de votre vie, qu’elle soit professionnelle, affective, familiale, personnelle. Mais vous vous dites que ce n’est pas raisonnable, que cela va être très difficile, voire impossible.

Pour résoudre un problème, il faut tout d’abord bien l’identifier. En fait, vous avez peur.

Quand nous avons peur, nous nous résignons. Ne vous donnez pas de fausses excuses comme : « C’est la crise », « Bien sûr, si j’avais dix ans de moins », « Ah si j’étais célibataire », « Comment je vais faire avec mes enfants ? ». Si vous avez ce projet, c’est qu’il vous correspond. Ne le jetez pas aux oubliettes. Vous et lui méritez beaucoup mieux.
Quand nous avons peur, nous doutons de nous. Vous avez déjà réalisé une foule de changements dans votre vie, même si vous ne vous en rendez pas compte. Faites la liste de tous ces changements. Vous allez être étonnée et cela va beaucoup vous encourager.

Revisitez votre enfance et votre adolescence. La plupart de vos peurs sont générées par votre éducation. Généralement, croyant bien faire, nos parents, notre famille, nous ont appris à ne pas avoir confiance en nous et à ne pas avoir confiance en la vie: « Ne rêve pas », « Tu verras, rien ne tombe tout rôti dans le bec », « Il faut se donner beaucoup de mal pour réussir », etc. Identifiez ces petites phrases et libérez-vous.

Faites la liste de toutes vos qualités et aptitudes. Si au début vous avez du mal, persévérez. Ne vous arrêtez pas avant – au moins – 15 éléments positifs de votre personnalité.

Définissez votre projet très en détails. Plus vous précisez votre projet, plus il devient concret et réalisable. Vous pourrez toujours, ensuite, l’adapter et le faire évoluer.

Articulez vos qualités et aptitudes avec ce que demande la réalisation de ce projet. Vous verrez que vous êtes en parfaite harmonie avec votre projet et que votre projet est en parfaite harmonie avec vous.

Au lieu de le voir comme un rêve inaccessible, au lieu d’en avoir peur, vous allez ainsi commencer par aimer votre projet. Les êtres humains naviguent entre ces deux puissants sentiments que sont l’amour et la peur. L’amour est l’état de conscience idéal pour surmonter ses peurs.

On dit que Paris ne s’est pas fait pas fait en un jour. Il en est de même pour votre projet ! Chaque jour ou chaque semaine, agissez. Peu à peu, donnez-lui corps. Renseignez-vous, faites des démarches, préparez le terrain. Faites fleurir votre projet.

Tout naturellement, vous récolterez ensuite les fruits.

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Chantal Rialland  est psychologue diplômée en Sciences Humaines Cliniques, Université Paris VII – La Sorbonne et psychothérapeute française renommée. Elle a reçu un Visa O1 puis une Green Card des autorités américaines pour « exceptionnelles capacités ». Chantal Rialland a été l’invitée de 500 émissions Radio et d’une trentaine d’émissions télévisées en France, en Belgique, en Suisse, à Monaco et au Québec.

Contact : www.chantalrialland.com


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L’Assertivité

« L’Assertivité » Par Nathalie Giudicelli

www.coachinglyon.net

Pourquoi beaucoup de personnes ont-elles peur de leur chef  ? La peur du chef est-elle identique à la peur du gendarme ? Lorsque l’on voit un gendarme sur le bord de la route on se dit : « qu’est-ce que j’ai bien pu faire de mal ? ».

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L’Assertivité

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Certaines personnes, quand elles voient leur chef entrer dans leur bureau, ont la même peur au ventre.

J’ai tendance à croire que c’est le contexte sociétal et éducationnel qui nous formate pour que nous ayons peur du chef et de la hiérarchie.

Dès la petite enfance, on nous affirme  que le professeur a toujours raison, qu’il ne faut  jamais remettre en cause ce que disent nos parents etc…

On nous apprend l’art de devenir des paillassons.

En grandissant, à des degrés plus ou moins importants selon les individus, on devient soit hérisson (je me mets en boule et je pique si on m’approche) soit paillasson (je n’aime pas du tout ce que l’on me dit, mais je garde tout pour moi).

Il est pourtant possible de dire calmement ce que l’on ressent, en étant affirmé.

Pour commencer, on peut s’entrainer dans des situations de la vie courante sans enjeux importants. Prenons l’exemple du restaurant : vous avez demandé un steak saignant, et on vous amène une semelle.

Allez-vous avoir peur de le dire ?

Si vous osez le faire remarquer, saurez-vous le faire calmement, et sans agresser le serveur ? Si vous y parvenez, c’est que vous êtes affirmé.

Vous pouvez alors commencer à pratiquer cette assertivité auprès de votre chef.  Peu à peu, vous aurez moins  peur de lui, et lui vous verra comme un apporteur de solutions et pas comme une personne ressassant sans cesse des problèmes.

Le mot assertivité (ou encore affirmation de soi) vient du mot anglais assertiveness.

L’assertivité est définie comme une attitude dans laquelle on est capable de respecter l’autre même s’il est différent de nous, même s’il n’a pas le même cadre de référence.

Elle consiste à s’exprimer de manière non violente, directement , mais avec bienveillance (exemple : au lieu de dire « Tu m’as fait peur en disant cela » on dira « Quand tu as dit cela, j’ai ressenti de la peur »).

En communiquant ainsi, on ne fait pas monter la pression, et le message peut passer ; la personne en face ne se braque pas et entend votre message. Attention, nous ne parlons pas ici de situation de harcèlement moral de la part de chefs  pervers narcissiques. Dans ces circonstances, la peur du chef peut être un bon signal à entendre : face à responsable hiérarchique harceleur, il faut parfois savoir partir avant qu’il ne soit trop tard.

En résumé, malgré les nombreux messages contraignants que l’on nous a inculqués depuis notre enfance, je fais de la résistance, et j’invite mes clients coachés à développer leur assertivité dans toutes les situations de la vie, particulièrement dans toutes les situations d’entretiens professionnels et notamment dans le management (domaine où elle est trop souvent ignorée).

La peur du chef (ou du futur employeur) ne peut  en être que diminuée (plus on pratique l’assertivité, moins on a peur). Sans oublier le fait qu’ainsi, votre chef  vous verra comme un partenaire positif, et non plus comme l’éternel râleur de service ; car, soyez-en certains, lui aussi peut avoir peur de vous !

Nota : Le contexte économique difficile peut également nous freiner dans notre assertivité : et si je lui dis ce que je ressens, mon chef ne va-t-il pas me licencier ou me muter ? A chacun d’évaluer sa prise de risque dans ce domaine.

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Nathalie Giudicelli  est diplômée de l’Institut d’Administration des Entreprises (I.A.E), et possède un DESS de Gestion (CAAE-MBA). Formation de coach personnel et professionnel chez Coach Up Institut et membre du Syndicat Professionnel des Métiers du Coaching. Nathalie a un riche parcours en développement personnel (thérapie, Praticien PNL niveau I, Coaching, Analyse Transactionnelle), et continue à se former et à être supervisée. Premier degré en REIKI, elle est également formée à la Process Communication par un formateur certifié par Khaler Formation.

www.coachinglyon.net

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Mise en ligne : 16 août 2012